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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

 

Entre deux tournages, Emmanuelle Seigner publie son troisième album, Distant lover, inspiré du rock des années 70. L'icône réussit un disque court mais intense, sexy et rock, grande réussite de ce printemps.

 

 

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Emmanuelle Seigner n'est pas seulement l'actrice reconnue et appréciée dans Le scaphandre et la papillon, Backstage ou plus récemment La Vénus à la fourrure (lire l'article du 17 novembre 2013). Depuis quelques années, elle se pique également de musique, une de ses premières passions. "Quand j'étais petite, je voulais être Mick Jagger" clame-t-elle. Après avoir chanté sur la BO de Backstage d'Emmanuelle Bercot, dans lequel elle incarnait une popstar, Emmanuelle Seigner a enregistré un excellent album rock avec le groupe Ultra Orange, sobrement baptisé Ultra Orange & Emmanuelle (lire l'article du 8 juin 2007). Trois ans plus tard, Doriand et Keren Ann lui offre un album en français, plus pop, Dingue (lire l'article du 11 février 2010). En 2014, elle revient au rock'n'roll avec ce troisième disque, Distant lover, peut-être son meilleur enregistrement à ce jour, écrit et produit par Adam Schlesinger, bassiste du groupe Fountains of Wayne. "Je voulais faire un disque qui s'inspire des Runaways, de ces groupes de filles des années 1970, mais avec un son moderne, une espèce de Blondie d'aujourd'hui" assure la chanteuse.

 

 

 

 


 

Le disque s'ouvre sur le titre qui donne son nom à l'album, Distant lover, un morceau électro-rock terriblement efficace. Sans temps mort, les pistes rock se suivent, plus addictives les unes que les autres : Bore me to tears (le meilleur titre, une perfection), Cold outside (très Velvet Underground), You did this to me (qui oscille entre la britpop nineties et Blondie)… Dans la suite logique de son dernier film, La Vénus à la fourrure, réalisé par son mari Roman Polanski, Emmanuelle Seigner s'attèle à une reprise de Venus in Furs du Velvet Underground, dans une version mêlant boucles électro et rock. C'est un des meilleurs moments de ce disque remarquable. Autre reprise, celle de l'icône transgenre Divine, You think you're a man, réjouissante plage pop-rock et belle relecture.

 

 

 

 


 

Ever together, Such a hard time (un gros son garage qui rappelle les groupes indies des années 90), ainsi que les plus pop I dont believe you et I know my way ne laissent aucun répit. Seule ballade de ce disque rock, Let's do some damage est une bénédiction, avec sa guitare acoustique, son xylo (encore très Velvet Underground) et son joli texte. Emmanuelle Seigner surprend en imposant enfin son style, comme une grande interprète rock. Distant lover n'est pas seulement l'album d'une actrice qui chante mais un des grands disques pop-rock de la saison.

 

 

...HB...

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