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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Pour sa première réalisation, le chef opérateur Christophe Offenstein a choisi un film de sports, sur les traces du Vendée Globe. Sponsorisé par une entreprise d'armement naval, En solitaire échoue sur tous les tableaux.

 

 

Affiche-En-solitaire.jpg 


 

Yann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé, son ami Franck Drevil, au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu'il est en pleine course, la découverte à son bord d'un jeune passager va tout remettre en cause.

 

 

 

 


 

Christophe Offenstein est un chef opérateur talentueux, collaborateur régulier sur les réalisations d'acteurs comme Guillaume Canet (qui joue ici), Jean-Paul Rouve (qui joue ici) ou Laure Duthilleul (qui joue ici) ou Emmanuelle Bercot (qui joue ici !). Dans cette entreprise "entre potes", c'est François Cluzet qui tient la barre et Guillaume Schiffman qui se charge d'éclairer le film. Offenstein s'est intéressé au Vendée Globe et a imaginé l'aventure d'un skipper rejoint malgré lui par un clandestin mauritanien. Pour financer son désir, il a fait appel à une célèbre entreprise française opérant dans les domaines de l'armement et de l'énergie nucléaire (le logo est absolument partout) et soucieuse de redorer son blason après la catastrophe de Fukushima et les scandales liés au nucléaire.

 

Si certaines scènes à bord du bateau sont spectaculaires, Christophe Offenstein sombre presque toujours dans une mièvrerie bébête et un contrechamp terrestre (sa famille, ses sponsors…) aussi inutile que raté. En effet, l'idée la plus audacieuse aurait été de ne jamais quitter le bateau, pour emporter le spectateur dans la solitude de cette course. Hélas, pour son premier film en tant que réalisateur, il tombe dans tous les écueils les plus agaçants, oscillant entre une image faussement humaniste et une absence totale de point de vue. Si l'on ajoute à cela une musique omniprésente cachant mal le vide de la mise en scène, on comprend qu'on vient d'assister à un naufrage.

 

 

...HB...

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