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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Thomas Ngijol réalise son premier film tout seul, Fastlife, une comédie autour d'un sportif revenu des courtes heures de gloire et qui pense avoir un destin à accomplir. De bonnes idées qui auraient mérité un scénario plus soigné.

 

 

Affiche-Fastlife.jpg


 

FASTLIFE : aller toujours plus loin, plus vite, pour briller aux yeux des autres : telle est la devise de Franklin. Franklin est un trentenaire mégalomane obnubilé par l’envie de briller à n’importe quel prix. Il devra choisir entre devenir un homme ou continuer à vivre la Fastlife.

 

 

 

 


 

Avec son complice Fabrice Eboué, Thomas Ngijol a signé deux films, Case départ (gros succès en salles en 2011) et Le crocodile du Botswanga, nettement moins réussi (lire l'article du 20 février 2014). Fastlife est le premier film qu'il écrit et réalise seul. Fabrice Eboué apparaît d'ailleurs au détour d'un plan, comme un clin d'œil. L'acteur-réalisateur incarne Franklin Ebagé, un ancien sportif de haut niveau médaillé aux JO dans des conditions rocambolesques et qui compte bien, sept ans plus tard, âgé de 34 ans, revivre la gloire. A n'importe quel prix, fut-il celui des illusions.

 

Thomas Ngijol a un talent fou : le sens de la vanne, de l'autodérision et une belle voix grave reconnaissable entre toutes. Dans Fastlife, il est remarquable, tout comme Karole Rocher, Olivier Marchal (patron dans l'industrie du poulet, comme un drôle de rappel à son ancienne vie de flic) et même le rappeur Kaaris dans son propre rôle. Son personnage d'adulte capricieux et égoïste ne prête jamais le flanc à la complaisance et Ngijol a un don pour incarner un antihéros pathétique sans le rendre détestable. Malheureusement, le scénario n'est pas à la hauteur, comme s'il avait été trop vite validé suite à sa bonne idée de départ. Les séquences du retour au Cameroun de l'idole déchue laissent entrevoir une mélancolie et une sensibilité à laquelle on aurait bien voulu goûter plus longtemps. Thomas Ngijol signe un film bancal mais les réalisateurs devraient penser à lui plus souvent, et pas seulement pour des comédies.

 

 

...HB...

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