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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Hollywood s'empare une nouvelle fois du monstre Godzilla pour un nouveau film réalisé par Gareth Edwards. Une nouvelle vision (occidentale) plutôt efficace, en dépit d'un scénario assez balisé mais grâce à de beaux effets visuels.

 

 

Affiche-Godzilla-2014.jpg


 

Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l'humanité semble impuissante...

 

 

 

 


 

Créé en 1954 dans le film japonais d'Ishiro Honda, le monstre Godzilla a connu de très nombreuses adaptations dans les comics comme au cinéma. Une vingtaine au Japon. Hollywood avait déjà produit un Godzilla en 1998, réalisé par Roland Emmerich (Independence Day, Le jour d'après…). Quinze ans plus tard, c'est le jeune réalisateur anglais Gareth Edwards qui est aux commandes d'un reboot plutôt original. Côté casting, en plus de la bête, il a vu les choses en grand : Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass, Nowhere Boy), Ken Watanabe (grand acteur japonais déjà vu dans Inception ou Batman Begins), Elisabeth Olsen, Bryan Cranston (héros de Breaking Bad), Juliette Binoche, Sally Hawkins…

 

Gareth Edwards revient aux origines de la bête. Un prologue nous explique que les (soi-disant) essais nucléaires des années 50/60 n'étaient en réalité qu'une façon secrète de tenter de tuer un monstre sous-marin qui se nourrissait des radiations nucléaires. Quelques décennies plus tard, alors que le nucléaire bat son plein, Godzilla refait parler de lui alors qu'une créature étrange vient de se réveiller. Il s'agit de deux "MUTO", bêtes préhistoriques assoiffées de radiations et bien décidées à se reproduire désormais. Dès lors, le film relate un combat sur deux niveaux : les hommes contre les MUTO et Godzilla contre les MUTO. Le monstre mythique a pour but, selon le spécialiste japonais incarné par Ken Watanabe, de rétablir l'équilibre de la nature et donc de se débarrasser de ces bêtes devenues folles. Godzilla ne serait donc plus considéré comme uniquement un monstre mais aussi comme une représentation de la colère de la nature, une sorte de samouraï qui reprend du service pour lutter contre la folie (nucléaire).

 

En réaction aux drames de Hiroshima et Nagasaki, le premier Godzilla était un conte anti-nucléaire, mais, soixante ans plus tard, Gareth Edwards se devait de pousser la réflexion. Il ne s'agit de lutter contre le nucléaire, mais de voir ce qu'il peut y avoir après. Ce nouveau Godzilla n'est pas seulement un film catastrophe mais un hommage à la nature et un appel au réveil des hommes, à leur vigilance. Si le scénario est parfois trop balisé (culpabilité, héros sacrifié pour sa famille…), la réalisation est très réussie, ménageant du grand spectacle et des effets de toute beauté (les militaires parachutés dans un San Francisco nocturne et dévasté offrent des plans incroyables). Ce n'est pas un chef-d'œuvre, mais une belle réinterprétation d'un classique de la science-fiction.

 

 

...HB...

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