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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Rebecca Zlotowski retrouve Léa Seydoux pour son deuxième film, Grand Central, présenté à la dernière sélection cannoise Un Certain Regard. Un film qui aligne les clichés sur les ouvriers et au scénario affligeant.

 

 

Affiche-Grand-central.jpg


 

De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace.

 

 

 

 

 


Rebecca Zlotowski avait essuyé un échec commercial avec son premier film, Belle épine, plutôt bien accueilli par la critique. Elle retrouve ses acteurs Léa Seydoux et Johan Libéreau pour Grand Central, une histoire d'amour sur fond de travail saisonnier dans une centrale nucléaire. Après avoir lu La Centrale d'Elisabeth Filhol, la scénariste Gaëlle Macé a recontacté Rebecca Zlotowski pour en faire un film. Avec les conseils techniques de Claude Dubout, un ouvrier du nucléaire ayant publié un témoignage sur les conditions de travail en centrale, les deux femmes ont écrit ce film qui oscille entre documentaire et romance.

 

Le décor -une centrale nucléaire, qui plus est au bord d'un fleuve- est aussi rare que profondément cinégénique. La première partie du film, axée sur le ventre de la centrale et le travail des ouvriers de fortune, est plutôt réussie dans son approche réaliste. On se dit même que la réalisatrice aurait peut-être mieux fait de consacrer un documentaire au sujet. Rapidement, une romance apparaît entre un ouvrier ténébreux (Tahar Rahim) et une jeune femme travaillant aussi à la centrale (Léa Seydoux) et s'apprêtant à épouser son collègue  (Denis Ménochet). Mais jamais le film ne prend chair et les ébats des amants ne sont pas aussi fiévreux que dans les intentions de la réalisatrice. C'est d'ailleurs le problème du film : tout semble à l'état d'idées qui ne prennent aucune forme cinématographique intéressante.

 

Tahar Rahim est -étonnamment- peu convaincant dans un rôle d'ouvrier ambitieux au passé trouble, peut-être parce qu'il s'obstine à garder un jeu trop visible dans un film qui se veut réaliste. Léa Seydoux est, sans surprise, sensuelle mais ne semble guère investie dans le projet. Seuls Olivier Gourmet (génial) et Denis Ménochet tirent leur épingle de ce jeu. Le scénario très convenu et une mise en scène se voulant formaliste mais finalement peu inspirée font sombrer Grand Central dans un ennui profond.

 

 

...HB...

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