Partager l'article ! "JC comme Jésus Christ", un film de Jonathan Zaccaï: Jonathan Zaccaï réalise son premier long-métrage, l'étonnant JC comme ...
Jonathan Zaccaï réalise son premier long-métrage, l'étonnant JC comme Jésus Christ. Avec un petit budget et le prometteur Vincent Lacoste en tête d'affiche, l'acteur et désormais réalisateur livre une comédie loufoque et inventive mais qui ne tient pas la longueur.
Une Palme d’Or à 15 ans, un César à 16, cette année JC passe le bac… Jean-Christophe Kern, dit JC, n’est pas un
adolescent comme les autres. Mélange de Jean-Luc Godard et Justin Bieber, à 17 ans il navigue entre ses Miel Pops devant la télé après l’école et une vie professionnelle digne d’un Stanley
Kubrick.
Vincent Lacoste est une valeur montante du cinéma français, on l'a notamment vu dans Le skylab de Julie
Delpy l'année dernière (lire l'article du 10 octobre 2011). Quand Jonathan Zaccaï l'a rencontré,
c'était pour un rôle secondaire dans le film qu'il écrivait. Séduit par le jeune homme, Zaccaï réécrit son film pour Vincent Lacoste en novembre 2010. Le tournage se déroule sur une durée très
rapide de 15 jours en février 2011 et le montage en 1 mois, le tout pour un budget mini de 800 000 euros. Jonathan Zaccaï ne manque pas de compliments à l'égard de son acteur, devenu sa muse : un
mélange de Jesse Eisenberg (The social network de David Fincher) et Elliott Gould dans Le privé de Robert Altman. Rien que ça. JC comme Jésus Christ a connu depuis
quelques semaines une promotion peu commune, notamment sur les réseaux sociaux. Le héros a même une page Facebook.
Les premières séquences de JC comme Jésus Christ dévoilent (comme la bande annonce) une originalité assez
inédite, une fraîcheur comique la plus bienvenue. Vincent Lacoste incarne à merveille ce jeune homme décalé entre dandy et nolife. Les personnalités du métier jouant leur propre rôle sont assez
tordantes : Elsa Zylberstein, Aure Atika, Claire Chazal (apparition pour une interview de JT), Gilles Lellouche, Kad Merad, Nathanael Karmitz… Le film suit JC dans un vrai faux documentaire qui
lui est consacré et au cours duquel il prépare son prochain projet, une comédie musicale sur Marc Dutroux. Le mauvais goût est passable mais Jonathan Zaccaï désamorce peu à peu toutes ses
trouvailles et rend son film à une banalité qui déçoit et finit par ennuyer.
La scène finale vaut de rester tout le générique. Il s'agit d'une rencontre entre JC et (un faux) Jean-Luc Godard.
Ce dernier adoube le jeune homme et, sur un banc public, devise sur le cinéma, révélant notamment, comme c'est la fin du générique et que tout le monde doit être parti, qu'il aimerait réaliser un
film sur la moutarde qui se tournerait à Dijon… C'est une des meilleures idées du film et un hommage au maître de la Nouvelle Vague. Pour le reste, JC comme Jésus Christ ne parvient qu'à
arracher des sourires…
...HB...
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