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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Clint Eastwood adapte le spectacle musical Jersey Boys et s'approprie l'histoire si américaine des Four Seasons. Un biopic musical classique, plaisant mais mineur dans la filmo du réalisateur.

 

 

Affiche-Jersey-Boys.jpg

 


Quatre garçons du New Jersey, issus d'un milieu modeste, montent le groupe "The Four Seasons" qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd'hui par les fans de la comédie musicale…

 

 

 

 


 

Après des grands films ayant rencontré un immense succès ces dernières années (Gran Torino, Mystic River, Million Dollar Baby), Clint Eastwood s'autorise une parenthèse dans le genre du biopic musical avec Jersey Boys, adaptation de la comédie musicale du même nom créée en 2005 à l'initiative de Bob Crewe (Mamma Mia !), Frankie Valli et Bob Gaudio, qui coproduisent aussi le film. Ce n'est pas la première fois que le cinéaste, grand mélomane, s'aventure dans le film musical ; on se souvient notamment de Bird (1988), évocation de la vie de Charlie Parker. Pour ce nouveau film, le réalisateur a choisi de garder les interprètes de la pièce, inconnus du grand public mais capables de danser et chanter.

 

Le parti pris de Clint Eastwood est de ne pas faire un biopic linéaire, multipliant (et c'est une bonne idée) les adresses au spectateur de la part des personnages expliquant ce qui se passe comme s'ils parlaient aujourd'hui en voix off. Le procédé était risqué mais il fonctionne parfaitement. Le cinéaste s'intéresse principalement aux coulisses du succès de ce groupe, The Four Seasons, très connu aux Etats-Unis : des origines mafieuses (Christopher Walken exceptionnel en Parrain au grand cœur), des arnaques que le groupe paiera cher et le destin d'un petit gars issu d'un quartier pauvre du New Jersey. On retrouve le thème du sacrifice et de l'amitié, qui sous-tend la filmographie de Eastwood, dans la relation ambigüe entre Frankie Valli et Tommy DeVitto, assez platement interprétés par John Lloyd Young et Vincent Piazza, bons chanteurs par ailleurs. Et Clint Eastwood nous reparle encore une fois de l'envers du rêve américain, de ces personnages qui partent de très bas pour arriver au sommet mais peinent à s'y maintenir, ou alors au prix de combien de sacrifices et de dommages collatéraux (alcool, drogues, problèmes familiaux, financiers…). Le film ne tient pas toutes ses promesses (des longueurs, quelques passages 'dramatiques' convenus…) mais le spectacle se regarde sans déplaisir. Et qui se souvenait que les Four Seasons étaient à l'origine de Can't take my eyes off you ou What a night (adapté en Cette année-là par Claude François dans les années 70) ?

 

 

...HB...

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