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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Le réalisateur libanais Ziad Doueiri adapta le best-seller de Yasmina Khadra pour son nouveau film, L'attentat. Un thriller politique doublé d'une histoire d'amour et une vision originale du conflit israélo-palestinien.

 

 

Affiche-L-attentat.jpg


 

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimule sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, israélien d'origine arabe, opère les nombreuses victimes de l'attentat. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui annoncer que la kamikaze est sa propre femme. Refusant de croire à cette accusation, Amine part en Palestine pour tenter de comprendre.

 

 

 

 


 

Ziad Doueiri a étudié le cinéma en Californie avant d'être assistant caméra notamment sur des films de Tarantino (de Reservoir Dogs à Jackie Brown). En 1998, il réalise son premier film, West Beyrouth, puis Lila dit ça en 2004. Le réalisateur prend son temps et attend cette année pour livrer L'attentat, adaptation du best-seller de Yasmina Khadra.

 

Le docteur Amine Jaafari (Ali Suliman, très bien) est un exemple de l'intégration réussie en Israël. Médecin arabe dans un hôpital de Tel-Aviv, il est récompensé d'un prix prestigieux remis par l'académie israélienne. Le soir même, sa femme bien aimée n'a pas pu l'accompagner parce qu'elle se fait exploser dans un restaurant où des enfants fêtent un anniversaire. Le docteur ne croit pas la police : sa femme est incapable d'un tel acte. Et pourtant, au bout d'une course à la vérité, l'homme découvre que son épouse est bien coupable. Pour comprendre, il part à Naplouse, savoir pourquoi elle a décidé de faire ça et comment il n'a pas compris qu'elle cachait des secrets.

 

L'originalité du film est de se placer dans la situation d'un arabe non musulman confronté à la folie de l'intégrisme religieux et de la haine entre les peuples. Alors qu'il a mis des années à obtenir le passeport israélien, le docteur réalise qu'il représente la confiance fragile entre les deux populations. A Naplouse, il découvre à quel point les blessures du conflit sont ouvertes. La plupart considèrent la kamikaze comme une martyre tout en ne voulant pas se faire remarquer. Malgré un dispositif narratif assez convenu, Ziad Doueiri réussit à capter le statut intenable d'une nouvelle génération lassée de ce conflit et qui a le choix entre le repli sur soi et l'horizon d'un avenir meilleur à l'étranger.

 

 

...HB...

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