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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Christophe Gans est de retour après une longue absence et livre sa version de La belle et la bête. Le réalisateur donne dans le grand spectacle au style pompier et le film, dénué de toute poésie, est un naufrage dont aucun acteur ne se relève.

 

 

Affiche-La-belle-et-la-bete.jpg

 

 

1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce. Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose. Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n’est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d’allégresse et de mélancolie. Chaque soir, à l’heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu’elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine. Une fois la nuit tombée, des rêves lui révèlent par bribes le passé de la Bête. Une histoire tragique, qui lui apprend que cet être solitaire et féroce fut un jour un Prince majestueux. Armée de son courage, luttant contre tous les dangers, ouvrant son cœur, Belle va parvenir à libérer la Bête de sa malédiction. Et se faisant, découvrir le véritable amour.

 

 

 

 


 

Après le succès de son calamiteux Pacte des loups en 2000, Christophe Gans a réalisé un film américain, Silent Hill, adapté d'un jeu vidéo, sans grande envergure. Depuis, aucune nouvelle du réalisateur, empêtré dans des projets sans cesse annulés. Le revoilà donc aujourd'hui avec une énième  adaptation du classique La belle et la bête. Avec un budget hors norme pour le cinéma français (35 millions d'euros), Gans promettait un spectacle qui n'aurait rien à envier aux modèles américains, c'est dire si son ambition était artistique…

 

Dans des décors de synthèse ultra-chargés, Léa Seydoux, Vincent Cassel (totalement absent) ou André Dussollier déambulent, comme désincarnés. Car le film ne se soucie peu de l'interprétation ou même des acteurs en général. Ce qui semble intéresser Gans, c'est l'esbroufe, la multiplication des prouesses graphiques (pour la plupart laides et/ou sans intérêt) et une vision crétine du conte. D'ailleurs, le film ne s'adresse ni vraiment aux enfants ni vraiment aux adultes, ne choisissant jamais entre heroic fantasy, conte familial et jeu vidéo. Les transitions "contemporaines" (Léa Seydoux lisant le conte à ses enfants) sont à pleurer de ridicule et on se demande comment la jeune femme a pu passer du chef-d'œuvre de l'année passée (La vie d'Adèle) à ce nanar consternant, peut-être le plus gros navet de l'année.

 

 

...HB...

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Cas' 03/03/2014 12:36


ou comment économiser 10E.....

Guillaume 16/02/2014 16:38


Sur ce coup, pas du tout d'accord avec ton article.

La bande-annonce me faisait très peur et ne me donnait aucunement envie de voir le film. Léa Seydoux semblait à peine digne de jouer dans une production AB, sortant ses répliques d'un ton
monocorde.
Et, finalement, j'ai vu le film. Léa Seydoux s'avère... à peine supérieure à une actrice des productions AB (je ne comprends pas l'engouement pour cet actrice), et si les autres acteurs
paraissent transparents, c'est peut-être parce que leur temps d'apparition à l'écran se résume à quelques minutes. Je ne trouve pas André Dussolier mauvais. Quant à Vincent Cassel, étant donné
que la majorité de sa partition se joue sous la forme de la Bête, il ne peut qu'user de sa voix pour convaincre, non des expressions de son visage (la modélisation de la bête n'est pas si mal,
mais le travail sur les expressions de sa gueule m'apparaît léger). Dur donc de faire des prouesses dans ces conditions, et je trouve qu'il s'en tire plutôt bien.

Le scénario n'a rien d'extraordinaire, mais est plutôt fidèle au conte original. On ne pouvait donc pas en demander beaucoup plus.


Quant à l'aspect esthétique, c'est là où je suis le plus en désaccord avec toi.
J'ai trouvé certains pasages très beaux, visuellement impressionnant pour un film français lorgnant sur les superproductions américaines. Les incrustations sont bien réalisées, les effets
spéciaux fluides, les paysages plutôt crédibles, les décors dans le château réalistes et non carton-pâte.
Les géants de pierre sont peut-être une des créations numériques les plus réussies dans un film français à mon goût.
Enfin, les transitions que tu décries sont certes ultra-classiques, mais je les ai néanmoins trouvées particulièrement réussies, qu'il s'agisse du passage du livre à la réalité ou bien du passage
du présent au passé, notamment la transition entre la scène où Belle est seule dans une grande pièce du château et la scène du bal, par le simple renversement du sol. 


La poésie, c'est l'art de parler aux sensations, à l'imagination. Si niveau sensations je suis resté sur ma faim, côté imagination j'ai été servi par tout le volet visuel du film.


Bref, ce n'est pas un film exceptionnel. Mais, si je n'y suis allé que pour faire plaisir à la personne qui m'accompagnait, persuadé par avance de ressortir déçu et ronchon, j'en garde finalement
une impression plutôt agréable.

Hugo Brown 16/02/2014 18:35



Au moins, les avis sont tranchés ! Mais je trouve vraiment ce film totalement raté... Rien ne m'a plu, que ce soit le scénario, la mise en scène ou l'interprétation !



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