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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Denis Dercourt revient avec un projet étonnant qu'il a réalisé tout seul, La chair de ma chair. Entre expérimentation horrifique et thriller autour de l'amour maternel, le film a des qualités mais se révèle trop bancal pour séduire.

 

 

Affiche-La-chair-de-ma-chair.jpg


 

Anna aime sa fille plus que tout au monde et est prête à tous les sacrifices pour la nourrir. Mais l’assassinat de plusieurs personnes qui se sont approchées d’elle fait peser des soupçons sur sa santé mentale...

 

 

 

 


 

Denis Dercourt a déjà réalisé une poignée de longs-métrages et a connu un joli succès en 2006 avec La tourneuse de pages, nommé aux César. Il revient avec un projet singulier, qu'il a entièrement bricolé seul : scénario, image, son et post-production. Devant les difficultés que rencontrent les cinéastes pour financer leurs films, le réalisateur propose un travail assez expérimental, loin de ses productions passées, malgré les thématiques de l'obsession et du repli sur soi qui reviennent.

 

La chair de ma chair a de véritables qualités plastiques. Le choix de l'anamorphose du cadre, déjà utilisé cette année par Carlos Reygadas dans Post Tenebras Lux, s'avère judicieux, pour retranscrire le trouble du personnage principal, en proie à de lourds problèmes psychiatriques. La schizophrénie d'Anna, jeune mère prête à tout pour nourrir sa fille atteinte d'une grave maladie qui lui fait "perdre ses forces", est cependant trop perceptible dès le départ. Le visage de l'actrice est dans le flou, au propre comme au figuré, et dénonce malheureusement trop tôt ce qui est censé être le clou scénaristique du film. Avec un scénario trop prévisible, Denis Dercourt prive le spectateur de toute tension dramatique.

 

Le film aurait certainement fait un excellent court (ou moyen) métrage mais peine à passer au format long (1h15 seulement pourtant), donnant l'impression de rallonges trop fréquentes dans le montage. L'interprétation de l'actrice principale, Anna Juliana Jaenner, est convaincante mais finit par devenir caricaturale dans son manque de nuance. Denis Dercourt s'inscrit néanmoins dans une nouvelle économie, très resserrée, qui sera peut-être nécessaire à certains projets en ces temps de discussions autour d'une nouvelle convention collective.

 

 

...HB...

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