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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Pour sa nouvelle réalisation, Mathieu Amalric adapte Georges Simenon. Aux côtés de Léa Drucker et Stéphanie Cléau, l'acteur-réalisateur revisite le polar provincial avec La chambre bleue. Une réussite esthétique mais qui manque un peu de rythme et de sensualité.

 

 

Affiche-La-chambre-bleue.jpg


 

Dis-moi Julien, si je devenais libre,  tu te rendrais libre aussi ? - Tu dis ?... Un homme et une femme s’aiment en secret dans une chambre, se désirent, se veulent, se mordent même. Puis s’échangent quelques mots anodins après l’amour. Du moins l’homme semble le croire.
Car aujourd’hui arrêté, face aux questions des gendarmes et du juge d’instruction, Julien cherche les mots. « La vie est différente quand on la vit et quand on l’épluche après-coup. »
Que s’est-il passé, de quel crime est-il accusé ?

 

 

 

 

 


Acteur très en vue depuis une vingtaine d'années, Mathieu Amalric est aussi réalisateur. Pour son (déjà) cinquième long-métrage, il a choisi d'adapter un roman de Simenon. Le scénario, très bien construit, est éclaté en un puzzle d'ellipses et de flash-backs. Rapidement, Julien (Amalric) est entendu par la police au sujet d'un meurtre. Mais qui est mort ? De quoi l'accuse-t-on ? Le film révèle intelligemment, petit à petit, les pièces d'un puzzle érotique et morbide. Au final, c'est moins la résolution de l'enquête qui intéresse le réalisateur que l'étude d'un triangle classique : mari / femme / maîtresse.

 

Tourné en format 1:33, comme au temps du muet ou plus récemment chez Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel) ou Andrea Arnold (Les hauts de Hurlevent), le film peut se lire comme une bande dessinée, des vignettes (plans et séquences) successives, en cadre fixe, sans mouvement de caméra, avec la seule magie d'un beau montage. Toute cette histoire ne semble être qu'un malentendu, les policiers comme le prévenu restant circonspects. La figure de la femme bafouée, cocue, est joliment interprétée par Léa Drucker. Néanmoins, en dépit de ses qualités esthétiques, La chambre bleue peine parfois à trouver son rythme et les (nombreuses) scènes de sexe ne choisissent pas entre suggestion et crudité. Peu à peu, le film se désincarne. Mais Amalric s'offre un très beau personnage d'homme mû par son désir et perdu par ses pulsions.

 

 

...HB...

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