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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Premier long-métrage de François-Xavier Vives, Landes saisit un instantané d'une femme volontaire et libre dans la France des années 20. Marie Gillain est convaincante dans un film plutôt académique.

 

 

Affiche-Landes.jpg


 

Années 20, dans les Landes. Liéna, 35 ans, hérite à la mort de son mari de ses vastes propriétés au cœur d’une forêt industrielle et de son drôle de rêve : l’électricité partout sur ses terres. Elle veut à tout prix faire de ce rêve électrique une réalité. Sauf que personne n’en veut, ni son milieu, ni les syndicats. Alors elle se bat, s’entête… mais comprend qu’il existe d’autres batailles à livrer. Quand le destin d’une femme libre rencontre le destin d’un pays.

 

 

 

 


 

François-Xavier Vives a réalisé plusieurs documentaires, notamment sur sa région natale, les Landes, dont 1860 sur l'extrême horizon en 1995. En 2003, il livre un court-métrage de fiction remarqué (Noli Me Tangere, avec Maurice Garrel) et décide d'approfondir cette voie. Fasciné par les pins à perte de vue, le réalisateur a voulu retourner dans la région qui l'a vu grandir pour son premier film, Landes. "Elle me renvoie aux grands espaces des westerns américains. Un peu ce que Monument Valley représentait pour John Ford, si je peux oser ce clin d'œil" déclare-t-il à propos de sa terre natale.

 

Le point de départ de Landes réside à la fois dans la petite et la grande histoire. François-Xavier Vives s'est inspiré de la sœur de son arrière arrière grand-mère pour le personnage de Liéna Duprat : "Une femme très autoritaire qui avait perdu son mari très tôt et choisi de le remplacer à la tête de ses domaines, ce qui était assez original au début du siècle. Dans ce milieu encore très masculin, très patriarcal, cette forte tête avait vraiment réussi à s’imposer comme patronne : elle était crainte et très respectée." C'est à Marie Gillain qu'il a confié ce rôle d'une femme à la fois très progressiste, très volontaire et aussi arque boutée dans ses obsessions technologiques. Fascinée par l'ampoule électrique, elle ne voit pas que l'essentiel manque pourtant aux métayers (hygiène, nourriture, salaire décent…). Quand elle s'en rend compte, sa vie (et le film) prend un tournant inattendu et passionnant.

 

Landes est servi par des images somptueuses du chef op Emmanuel Soyer. Les pinèdes et le rivage landais ont rarement été aussi bien filmés. La faiblesse du film tient dans son scénario, trop faible, et dans le fait que le réalisateur passe à côté de tous les sujets abordés. Ni le combat syndical, ni le contexte politique, ni les enjeux de l'époque ne sont traités jusqu'au bout. Seule l'émancipation douloureuse et solitaire de Liéna tient le film de bout en bout.

 

 

...HB...

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