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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Edgar Marie signe Le jour attendra, un premier film dans la veine de ceux qu'il a écrits avec son ami Olivier Marchal, à l'affiche de ce polar aux côtés de Jacques Gamblin. Un scénario classique mais efficacement réalisé, avec une mise en scène plutôt stylisée et des acteurs convaincants.

 

 

Affiche-Le-jour-attendra.jpg

 


Milan et Victor se connaissent depuis toujours. Patrons de boites de nuits à Paris, ils ont depuis plusieurs années rompu tout contact. Mais le retour de Serki change la donne. Serki le dangereux psychopathe et sa cohorte de mauvais souvenirs. Les souvenirs d’une époque ou pour pouvoir survivre dans un business en pleine déliquescence, Milan et Victor avaient accepté une mauvaise affaire qui avait envoyé Serki en prison au Mexique. S’il est revenu, c’est pour réclamer vengeance. Et les deux vieux amis n’ont pas d’autre alternative que de se retrouver afin d’unir leur force pour échapper à la vindicte de Serki. Ils traversent une nuit en ébullition afin d’y trouver des solutions. Le monde qui les entoure a changé. Ils sont déconnectés dans leur propre univers. C’est à l’occasion de ce périple le temps d’une nuit qu’ils vont aussi mesurer l’état de pourrissement de leur amitié et les mensonges qui polluent leur existence. Entre leurs règlements de comptes et la mort qui les menace à chaque coin de rue, Milan et Victor sont plus que jamais obligés de faire des choix irréversibles. Des choix qui intègrent leurs valeurs, leur famille et les trente ans d’amitié qui les unissent.

 

 

 

 


 

Edgar Marie a longtemps travaillé dans le monde de la nuit, comme organisateur de soirées dans des boites parisiennes, dont le Shéhérazade, qui a accueilli Thierry Ardisson et son émission culte "Lunettes noires pour nuits blanches" dans les années 80. Par la suite, il devient scénariste et collabore avec Olivier Marchal sur Braquo et Les Lyonnais. Pour son premier film, il a donc logiquement fait appel à son ami. Pour une fois, Olivier Marchal ne joue pas un flic, mais un patron de boite de nuit, étranger au "milieu", qui se retrouve impliqué dans un trafic qui le dépasse. A ses côtés, Jacques Gamblin, peu coutumier de ce genre, incarne son partenaire et ami.

 

Le jour attendra ne brille pas par l'originalité de son scénario, classique, décrivant une nuit sanglante pour échapper à la vengeance d'un gangster croisé six ans plus tôt dans un trafic mexicain. Mais Edgar Marie fait des choix de mise en scène astucieux, privilégiant les rues de Paris by night, les jeux de lumière et de cadre ainsi qu'une bande-son trop présente mais intelligemment choisie (la fine fleur de l'électro-rock français : C2C, Yuksek, Stuck In The Sound…). Le réalisateur penche moins vers le polar à la française que vers le film de gangster sud-coréen ou hongkongais ; il aurait gagné à styliser encore plus sa mise en scène. Les acteurs sont tous très convaincants et les seconds rôles très soignés (mention spéciale au trop rare Carlo Brandt). Mais la plus grande force du film tient dans ses dialogues, mêlant jargon du monde de la nuit, gouaille parisienne et punchlines excellentes ("Echanger avec toi, c'est comme applaudir d'une seule main"). Un plaisir pour les amateurs de film de genre.

 

 

...HB...

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