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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Philippe Muyl livre son premier film chinois avec Le promeneur d'oiseau. Un conte familial avec un joli scénario malheureusement exécuté avec peu d'inspiration.

 

 

Affiche-Le-promeneur-d-oiseau.jpg


 

Afin de tenir la promesse faite à sa femme, Zhigen, un vieux paysan chinois, décide de retourner dans son village natal pour y libérer son oiseau, unique compagnon de ses vieilles années. Il fera le voyage de Pékin à Yangshuo avec Renxing, sa petite-fille, jeune citadine gâtée, contrainte de partir avec lui. Ces deux êtres que tout sépare vont se dévoiler l’un à l’autre, partager des souvenirs et des aventures. La petite fille va découvrir de nouvelles valeurs, et particulièrement celles du cœur.

 

 

 

 


 

Philippe Muyl est un réalisateur discret. Après deux premiers long-métrages passés plutôt inaperçus, il réalise, sous l'impulsion de Gaumont et de son président de l'époque, Alain Poiré, l'adaptation de la pièce de Bacri-Jaoui Cuisine et dépendances. Premier coup d'éclat et grand succès populaire. Dix ans plus tard, il signe un nouveau succès, Papillon, avec Michel Serrault. C'est en Chine que le film connaît le plus de succès, avec des dizaines de millions de téléspectateurs (le film n'est pas sorti dans les salles chinoises). C'est ce succès qui lui donnera l'opportunité de tourner une coproduction franco-chinoise, Le promeneur d'oiseau.

 

Le scénario est dans la lignée des précédents films de Muyl (Magique, Papillon, La vache et le Président), réunissant l'enfance, l'amour des animaux et la relation (biologique ou non) entre un vieil homme et un enfant. Le promeneur d'oiseau est joliment écrit et tourné dans les somptueux paysages de la campagne chinoise. Le réalisateur n'a cependant pas réussi à imposer sa direction d'acteur européenne à des acteurs chinois issus principalement de la télé et privilégiant un jeu qui accentue le pathos. La mise en scène est trop classique et la photographie trop peu soignée pour générer un réel intérêt, malgré la bienveillance naturelle pour le projet. La célébration d'un retour à la nature (ou de sa découverte, pour la petite fille) aurait pu donner lieu à une belle contemplation mais le film est sans cesse rattrapé par une vision trop lisse et trop anecdotique.

 

 

...HB...

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