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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Dix ans après le bijou Garden State, Zach Braff revient avec son second long-métrage, Le rôle de ma vie, qu'il interprète aux côtés de Kate Hudson et Mandy Patinkin. Un film sensible, drôle et émouvant sur les relations familiales et la quête de soi-même.

 

 

Affiche-Le-role-de-ma-vie.jpg


 

Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte. Entre Los Angeles, le désert californien et ses propres rêves, saura-t-il trouver le véritable rôle de sa vie ?

 

 

 

 

 


En 2004, Zach Braff rencontrait un succès inattendu avec son premier film, Garden State, qu'il a écrit, réalisé et interprété. La BO, incluant des titres de Coldplay, Zero 7, Nick Drake ou Simon & Garfunkel, a beaucoup aidé la renommée de ce premier essai. Dix ans plus tard, l'auteur-interprète récidive avec Le rôle de la vie (Wish I was there en VO), partiellement autobiographique et écrit avec l'aide de son frère. Sous l'influence de Woody Allen (Los Angeles est aussi important pour Zach Braff que New York pour le cinéaste culte), le film met en scène un acteur à la ramasse sur qui s'abat un déluge de petites (et plus grandes) catastrophes : son père se meurt d'un cancer, son couple se délite, ses enfants semblent lui échapper, son frère veut couper les ponts…

 

"Je pense que l'on est tous à la recherche de notre place dans le monde" déclare Zach Braff, comme pour résumer le sens de son film. La première partie du film est hilarante, avec des vannes visuelles (mise en scène simple mais efficace) et dialoguées, ainsi que des références à la culture des années 80/90 (jeux vidéo, musique…). Aidan (Zach Braff) ne sait comment se sortir de la culture juive de son père, lui qui refuse les dogmes et se bat pour vivre son rêve quand la religion lui demande de nourrir sa famille, quitte à passer à côté de la "recherche du bonheur" inscrite dans la Constitution américaine. Dans sa seconde partie, le film se fait plus grave, mettant l'accent, non sans humour, sur la nécessité d'accepter la mort de ses proches quand l'heure est venue, notamment celle de ses parents. Entre réconciliations (un peu trop mélodramatiques parfois) et acceptation de soi, Zach Braff séduit par sa sensibilité et son goût pour le burlesque teinté de cynisme. Le rôle de ma vie n'a pas toujours la puissance poétique de Garden State mais l'acteur-réalisateur poursuit l'exploration de son univers à la fois très personnel et parfois un peu conventionnel pourtant. On espère quand même un peu plus d'audace pour sa prochaine création, qui pourrait le voir revenir à la série TV, après le succès de Scrubs.

 

 

...HB...

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