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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Le vent se lève est annoncé comme l'ultime long-métrage de Hayao Miyazaki. Le cinéaste perpétue son élégante tradition au service d'une histoire plus sombre que d'habitude. Un drame poétique visuellement réussi mais qui finit par ennuyer sur la longueur.

 

 

Affiche-Le-vent-se-leve.jpg


 

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Le Vent se lèveraconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

 

 

 

 


 

Depuis 1979, Hayao Miyazaki a signé onze longs-métrages d'animation. Devenu une référence, le réalisateur phare des studios Ghibli signe là ce qu'il a annoncé comme son dernier film. On retiendra ses nombreux succès, dont Princesse Mononoké (1997), Le voyage de Chihiro (2001) ou son dernier chef-d'œuvre en date Ponyo sur la falaise (lire l'article du 10 avril 2009). Pour la première fois, Miyazaki ne livre pas un film fantastique mais s'inspire de la réalité. Son personnage principal, Jiro, a été créé à partir de deux personnalités : l'ingénieur en aéronautique Jiro Horikoshi et le romancier Tatsui Hori.

 

Dans le Japon des années 20, le jeune Jiro ne peut réaliser son rêve de voler (à cause de sa myopie) et devient un brillant ingénieur en aéronautique. Avec beaucoup de poésie, Miyazaki met en scène les rêves (parfois éveillés) de son héros. C'est l'occasion de retrouver les inventions surréalistes du maître japonais, virtuose de cette poésie toute visuelle. La poésie, Hayao Miyazaki l'aime. Il emprunte à Paul Valéry une citation de son célèbre poème Le Cimetière marin ("Le vent se lève ! Il faut tenter de vivre !") qui donne son titre à ce nouveau film. Cette belle phrase revient, en français dans la version originale, tout au long du film comme une litanie.

 

En s'attachant plus à la réalité que d'habitude, le cinéaste signe son film le plus adulte, au risque de déstabiliser son public habitué à plus de fantaisies. La première partie est somptueuse et noire. Jiro affronte des drames historiques (le tremblement de terre de 1923, la Grande Dépression, la Seconde Guerre Mondiale) mais grandit et finit par rencontrer l'amour. Dans la seconde partie, malgré un travail très prenant, il vit au maximum cet amour qu'il sait condamné. Miyazaki excelle dans le romantisme mais le film traîne un peu en longueur (2h05). Malgré la beauté des images et une intelligente réflexion sur la guerre, on finit tout de même par trouver le film très long. Le cinéaste a annoncé qu'il pourrait se contenter de réaliser des courts-métrages dans les années à venir ; une bonne nouvelle en perspective.

 

 

...HB...

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