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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Sheldon Larry passe au cinéma avec Leave it on the floor, un film musical dans le milieu underground gay de Los Angeles. Si les performances chorégraphiques impressionnent, l'ensemble est vraiment trop cliché pour convaincre.

 

 

Affiche-Leave-it-on-the-floor.jpg


 

L'apprentissage d'un jeune garçon dans le milieu de la culture underground des ballets de Los Angeles.

 

 

 

 


 

Sheldon Larry est un réalisateur pour la télévision depuis le début des années 70 et passe pour la première fois au cinéma avec Leave it on the floor, un film musical qui s'intéresse au monde des ballrooms. Ce mouvement est né dans les années 70 à New-York dans la communauté gay afro-américaine et hispanique. Dans les années 90, à l'aune de l'explosion de la house music, le grand public découvre le "voguing", notamment grâce au célèbre tube de Madonna (Vogue) et à son clip de Jean-Baptiste Mondino. Il s'agit de laisser libre court à son exubérance et de se libérer de toutes les frustrations et les humiliations dans la danse et le travestissement, souvent par des prouesses physiques par ailleurs.

 

Le film est très intéressant dans la mise en place da se première partie, qui donne à voir des personnages peu représentés au cinéma. Un jeune homme chassé par sa mère parce qu'elle a appris son homosexualité, des jeunes gens rejetés qui reforment leurs propres familles de substitution. Petit à petit, malheureusement, le réalisateur se laisse aller au pathos et ne dépasse plus le niveau d'un soap façon Les feux de l'amour. C'est dommage parce qu'il vide son film de l'intérieur en ne prenant pas assez au sérieux les peines de cœur de ses personnages, en faisant des passades anecdotiques et faussement mélodramatiques, à grand renfort de larmes de crocodile. L'ennui s'installe alors solidement. Heureusement, le film s'achève sur une séquence de danse hallucinante en guise de bouquet final, un hymne au voguing et à la liberté. On aurait préféré que le réalisateur aborde les ballrooms sous forme de documentaire, c'est là qu'il est le plus intéressant.

 

 

...HB...

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