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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Fanny Ardant fait son grand retour devant la caméra de Marion Vernoux, dans son nouveau film, Les beaux jours. Une histoire d'adultère sur fond de crise de la soixantaine avec une Fanny… ardente !

 

 

Affiche Les beaux jours


 

Des beaux jours ? Caroline, fraîchement retraitée, n’a que ça devant elle : du temps libre et encore du temps libre. La belle vie ? Pas si simple… Comment alors tout réinventer ? Transgresser les règles, provoquer de nouvelles rencontres, ou bien simplement remplir son agenda ? A moins que tout soit déjà là ? 

 

 

 

 

 


Marion Vernoux n'avait pas tourné pour le cinéma depuis près de dix ans (A boire, 2004). Pour son retour au septième art, elle a fait appel à une star elle aussi discrète depuis quelques années en France, Fanny Ardant, perdue dans des productions improbables (Trésor, Hello Goodbye) ou dans des apparitions fugaces, comme son caméo dans le récent La grande bellezza de Paolo Sorrentino. Ce double retour s'inscrit dans la veine des films centrés sur les seniors qui fleurissent ces derniers temps, comme Et si on vivait tous ensemble ou Quartet. Le film est inspiré du roman Une jeune fille aux cheveux blancs de Fanny Chesnel, qui a coécrit le scénario avec Marion Vernoux.

 

Caroline (Fanny Ardant) est une dentiste de 60 ans qui vient de prendre sa retraite. Bouleversée par la mort de sa meilleure amie, quelques mois plus tôt,  la jeune retraitée se voit offrir par ses filles une "offre découverte" dans un club pour troisième âge. D'abord effrayée par ce qu'elle considère comme une régression, elle finit par suivre les cours d'informatique, pour résoudre son "problème d'internet". Plongée dans l'ennui de ses premiers mois d'inactivité, elle a du temps libre, plus qu'il n'en faut ("Du temps, je n'ai que ça"). Elle va entamer une liaison passionnelle, sexuelle, fiévreuse et inattendue avec Julien (Laurent Laffitte), de plus de 20 ans son cadet. Cette romance va semer le trouble dans la vie tranquille de son couple (avec Patrick Chesnais, impérial).

 

Fanny Ardant surprend, blonde, en jeans (pour la première fois de sa vie !) et moins sophistiquée. Le film aborde, l'air de rien, l'ombre de la mort, le temps qui passe qui devient le temps qui reste et les regrets des années perdues. Marion Vernoux sait mélanger la mélancolie, l'humour et une impertinence bienvenue. Les beaux jours s'avère être un film plutôt surprenant, avec des seconds rôles parfaits (de Catherine Lachens à Fanny Cotençon) et une écriture subtile.

 

 

...HB...

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