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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

David Mackenzie signe Les poings contre les murs, un film de prison violent mais plein d'espoir. La mise en scène soignée et l'interprétation épatante des acteurs font de ce film une réussite.

 

 

Affiche-Les-poings-contre-les-murs.jpg


 

Eric est un jeune délinquant violent prématurément jeté dans le monde sinistre d’une prison pour adultes. Alors qu’il lutte pour s’affirmer face aux surveillants et aux autres détenus, il doit également se mesurer à son propre père, Nev, un homme qui a passé la majeure partie de sa vie derrière les barreaux. Eric, avec d’autres prisonniers, apprend à vaincre sa rage et découvre de nouvelles règles de survie, mais certaines forces sont à l’œuvre et menacent de le détruire.

 

 

 

 


 

David Mackenzie s'est fait connaître en 2004 avec Young Adam puis avec les très remarqués My name is Hallam Foe (lire l'article du 28 juillet 2008) et Perfect Sense (2012). Avec Les poings contre les murs, il réinvente le film de prison, redevenu en vogue ces dernières années (Un prophète ou R). Le titre original, Starred up, reprend le terme anglophone pour désigner le transfert d'un détenu mineur vers une prison pour adultes en raison de sa grande violence. En effet, dès la première séquence, le réalisateur nous offre l'arrivée d'Eric (Jack O'Connell, remarquable boule d'énergie) dans un centre pénitentiaire pour adultes. Une séquence hyperréaliste, avec fouille, passage des sas et découverte de la petite cellule. Pour plus de réalisme, le film a été tourné dans la prison (fermée depuis 1996) de Crumlin Road à Belfast.

 

David Mackenzie, s'éloignant des films d'évasion propres aux années 50 à 70, ne sortira pas de la prison durant plus d'une heure quarante. Il met en scène les relations de pouvoir, la violence (y compris avec le père d'Eric, lui aussi détenu dans les mêmes locaux et avec qui il n'a jamais eu de lien) et le quotidien dangereux des prisonniers. Le scénario s'inspire aussi de l'histoire de son auteur, Jonathan Asser, reconverti en thérapeute dans les prisons britanniques pour organiser des séances de discussion visant à comprendre les mécanismes de la violence et à la combattre. Entre rébellion et adaptation (d'abord forcée) aux règles de la réinsertion, le film happe le spectateur du début à la fin avec un rythme habile et une interprétation remarquable de tous les acteurs. Un film en forme de coup de poing qui dénonce les conditions de détention autant qu'il place dans la lumière les possibilités de rédemption. Une belle maîtrise.

 

 

...HB...

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