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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Vince Vaughn et Owen Wilson reforment leur tandem culte dans Les stagiaires, une comédie réalisée par Shawn Levy. Dans cette gigantesque et nauséabonde pub pour Google, les deux acteurs ont bien du mal à exister et les vannes tombent presque toutes à plat.

 

 

Affiche Les stagiaires

 


Billy et Nick, deux quarantenaires dont les carrières ont été pulvérisées par Internet, repartent à zéro en obtenant un stage chez Google, qui peut-être, débouchera sur un job. En compétition avec des petits génies de l’informatique tout droit sortis de l’école, ils vont devoir prouver qu’ils ne sont pas des dinosaures…

 

 

 

 


 

A l'origine du projet, Vince Vaughn a vu un reportage sur les conditions de travail chez Google, le géant de la Silicone Valley, et a trouvé celles-ci excellentes. Il a voulu écrire un film sur deux quadras dépassés par les nouvelles technologies qui vont se retrouver au cœur de la société. Toboggan intérieur, 25 cafétérias gratuites, salles de sieste, vélos… Le siège de Google apparaît comme le "paradis sur Terre" aux deux personnages principaux, Billy et Nick, vendeurs de montres de luxe fraîchement licenciés et qui sont prêts à tout pour être embauchés au siège du célèbre moteur de recherche.

 

L'aspect séduisant du film est le choc entre deux générations, l'une qui s'est faite toute seule, sans Internet et avec le bagou comme arme unique, et l'autre qui est née connectée, oubliant parfois que la relation humaine n'est pas codée en 2.0. Cela donne quelques scènes réussies (dont les meilleures vannes sont dans la bande-annonce). Malgré les références aux succès hollywoodiens plus ou moins récents (Flashdance, X-Men, Harry Potter, Terminator, Hunger Games…), le film est plombé par un placement de produit permanent et décomplexé. Tout est vu à l'aune de la googlitude, un monde prétendument parfait où les problèmes du quotidien sont pris en charge par la société (pressing, massages, vie 24/7 possible sur le "campus" Google). Les salariés donnent pourtant plutôt l'impression d'un esclavage moderne habilement caché derrière une vitrine dorée. Au royaume du fun obligatoire, le flicage insidieux de Google est roi. De fait, le film donne carte blanche à cette conception douteuse d'un capitalisme débridé.

 

 

...HB...

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