Présentation

Accueil

Catégories

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 23:35

 

Productrice des derniers films d'Antoine de Caunes ou de La première étoile, Marie-Castille Mention-Schaar passe à la réalisation avec Ma première fois, un drame sentimental. Si les jeunes acteurs s'en sortent à peu près, le film s'offre le titre du premier navet de l'année tant les dialogues, le montage et la réalisation sont catastrophiques.

 

 

Affiche-Ma-premiere-fois.jpg

 

 

Zachary a 20 ans. Sombre et indépendant, il collectionne les conquêtes amoureuses et les échecs scolaires. Sarah a 18 ans. Première de la classe, fragile, elle comble ses manques affectifs grâce à une maîtrise parfaite de sa vie. Rien ne devrait les rapprocher et pourtant, l’année du bac, durant six mois, ils vont vivre un amour contre lequel on ne peut rien, le vrai, le grand, celui qui marque une vie pour toujours.

 

 

 

 



On le sait, une histoire vraie ne fait pas forcément un bon film, surtout quand il s'agit de montrer de beaux sentiments. Marie-Castille Mention-Schaar, productrice et scénariste de La première étoile en 2009, a décidé d'écrire et réaliser ce film inspiré de sa vie : "C'est une histoire qui m'est proche puisqu'elle raconte beaucoup de choses de ma première histoire d'amour. (…) J'ai effectivement connu un garçon dont j'étais très amoureuse dans un internat et qui est décédé. (…) Le personnage de Zachary, c'est mon mari. (…) Nous étions dans la même classe de première."

Le film ne démarre pas trop mal, malgré des plans inutilement prétentieux comme le survol de l'internat, façon "le bonheur et le malheur vont s'abattre ici". Malheureusement, très vite, on comprend que Marie-Castille Mention-Schaar utilise, sans le vouloir, les ficelles les plus attendues de la comédie sentimentale à l'américaine produite pour Disney Channel. Le problème, c'est qu'elle pense proposer un mélodrame émouvant. Les jeunes acteurs (Esther Comar et Martin Cannavo) sont plutôt intéressants mais comment réussir à être crédible quand les dialogues sont d'une pauvreté totale et involontairement comiques. La scène qui illustre la "première fois" de la jeune fille est à ce titre exemplaire de la niaiserie du film : son amoureux l'emmène dans une chambre / château / maison (rayer la mention inutile) entièrement tapissée de fleurs et de bougies, c'est tellement romantique. Les clichés sont omniprésents pendant plus de 90 minutes à tel point qu'on croirait à une parodie. On se demande ce que Lolita Chammah (la seule actrice convaincante du film) est venue faire dans cette galère.

Avec des dialogues de sitcom, une réalisation artificielle et un montage contre-productif, Ma première fois ne suscite jamais la moindre émotion mais provoque un agacement profond. Marie-Castille Mention-Schaar livre le premier film lamentable de l'année.

 

 

...HB...

Par ...HB... - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Rechercher

Remerciements

A ceux qui liront entre mes lignes…
Merci à ceux que...j'aime!
…HB…
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés