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Productrice des derniers films d'Antoine de Caunes ou de La première étoile, Marie-Castille Mention-Schaar passe à la réalisation avec Ma première fois, un drame sentimental. Si les jeunes acteurs s'en sortent à peu près, le film s'offre le titre du premier navet de l'année tant les dialogues, le montage et la réalisation sont catastrophiques.
Zachary a 20 ans. Sombre et indépendant, il collectionne les conquêtes amoureuses et les échecs scolaires. Sarah a 18 ans. Première de la classe, fragile, elle comble ses manques affectifs grâce à une maîtrise parfaite de sa vie. Rien ne devrait les rapprocher et pourtant, l’année du bac, durant six mois, ils vont vivre un amour contre lequel on ne peut rien, le vrai, le grand, celui qui marque une vie pour toujours.
On le sait, une histoire vraie ne fait pas forcément un bon film, surtout quand il s'agit de montrer de beaux
sentiments. Marie-Castille Mention-Schaar, productrice et scénariste de La première étoile en 2009, a décidé d'écrire et réaliser ce film inspiré de sa vie : "C'est une histoire qui
m'est proche puisqu'elle raconte beaucoup de choses de ma première histoire d'amour. (…) J'ai effectivement connu un garçon dont j'étais très amoureuse dans un internat et qui est décédé. (…) Le
personnage de Zachary, c'est mon mari. (…) Nous étions dans la même classe de première."
Le film ne démarre pas trop mal, malgré des plans inutilement prétentieux comme le survol de l'internat, façon "le
bonheur et le malheur vont s'abattre ici". Malheureusement, très vite, on comprend que Marie-Castille Mention-Schaar utilise, sans le vouloir, les ficelles les plus attendues de la comédie
sentimentale à l'américaine produite pour Disney Channel. Le problème, c'est qu'elle pense proposer un mélodrame émouvant. Les jeunes acteurs (Esther Comar et Martin Cannavo) sont plutôt
intéressants mais comment réussir à être crédible quand les dialogues sont d'une pauvreté totale et involontairement comiques. La scène qui illustre la "première fois" de la jeune fille est à ce
titre exemplaire de la niaiserie du film : son amoureux l'emmène dans une chambre / château / maison (rayer la mention inutile) entièrement tapissée de fleurs et de bougies, c'est tellement
romantique. Les clichés sont omniprésents pendant plus de 90 minutes à tel point qu'on croirait à une parodie. On se demande ce que Lolita Chammah (la seule actrice convaincante du film) est
venue faire dans cette galère.
Avec des dialogues de sitcom, une réalisation artificielle et un montage contre-productif, Ma première
fois ne suscite jamais la moindre émotion mais provoque un agacement profond. Marie-Castille Mention-Schaar livre le premier film lamentable de l'année.
...HB...
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