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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Le réalisateur chilien Sebastian Silva dévoile Magic Magic, un conte horrifique sous influence polanskienne. Mais le résultat déçoit, entre un exercice de style non assumé et une mise en scène plate.

 

 

Affiche-Magic-Magic.jpg


 

Pendant ses vacances au Chili, Alicia, une jeune américaine réservée, se retrouve embarquée par sa cousine Sara et sa bande d'amis sur une île isolée. Personne ne fait vraiment d'effort pour intégrer Alicia. Elle se replie de plus en plus sur elle-même et commence à perdre peu à peu ses facultés mentales sans que le groupe n’y prenne garde…

 

 

 

 


 

Après La Nana (2009) et Les vieux chats (2010), Sebastian Silva a choisi un casting international pour son troisième film, Magic Magic. Le réalisateur a assisté de grands noms (Terrence Malick, Julian Schnabel…) avant de passer derrière la caméra. S'inspirant de la première période de Polanski (on pense beaucoup à Répulsion), Silva voulait mélanger humour, grotesque et suspense tout en utilisant les clichés du film de genre (des jeunes dans une cabane coupée du monde, des angoisses dans la nuit…).

 

Le film accumule les situations (soi-disant) inquiétantes et grotesques en pensant créer un suspense et le dénoncer dans le même temps, en faire la critique en direct. Mais le réalisateur perd sur les deux tableaux. Au bout du premier quart-d'heure, le spectateur est déjà agacé par l'ensemble des personnages, tous antipathiques, même l'héroïne, censée être la victime fragile d'une perte de ses facultés mentales dans un milieu stressant. Le versant critique n'est pas plus réjouissant. Sous prétexte d'exercice de style, Sebastian Silva livre un scénario indigent dont le summum est atteint avec une séquence finale totalement ridicule et faussement originale.

 

 

...HB...

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