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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Luc Besson met en scène Robert De Niro et Michelle Pfeiffer dans Malavita, une comédie de gangster adaptée de Tonino Benacquista. Un film parfois divertissant, souvent agaçant et vraiment mineur.

 

 

Affiche-Malavita.jpg

 


Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien…

 

 

 

 


 

Luc Besson a souhaité adapter Malavita, le best-seller de Tonino Benacquista, parce qu'il a une double culture américaine et française et se sentait capable d'adopter les différents points de vue sur la France et les Etats-Unis. Le choix de Robert De Niro en mafieux repenti sous protection du FBI tant la filmographie de l'acteur regorge de films de gangster. Besson intègre d'ailleurs un hommage aux Affranchis dans son film, lors d'une projection dans le village normand en présence de De Niro qui doit commenter ce film américain… On retrouve également Michelle Pfeiffer dans le rôle de la compagne du gangster, comme dans le rôle qui la révéla en 1982, dans Scarface. Le film s'amuse d'ailleurs à reprendre, à la sauce comique, les représentations que l'on se fait des deux acteurs.

 

Si Besson réussit son hommage, il s'avère en revanche assez détestable sur la double culture franco-américaine, affichant un étonnant mépris pour son pays natal. Les habitants du village normand passent pour des abrutis incultes, mesquins et réduits au folklore gastronomique (camembert, cuisine au beurre…). L'épicerie du village ne vend pas de beurre de cacahuètes, rendez-vous compte… Les Français sont vraiment la ringardise absolue aux yeux des Américains, plus cool et plus beaux. D'ailleurs, les ados français sont tous laids, boutonneux et malhonnêtes dans le lycée où échouent les deux rejetons américains, beaux forcément… En revanche, ici, tous les Français parlent couramment anglais, même le paysan du coin. Luc Besson en fait pas dans la finesse, surtout dans la dernière séquence, une scène d'action sans âme. On se réjouit de voir Robert De Niro dans ce rôle de comédie où il excelle, mais on peut être consterné de voir que Besson n'est plus qu'un faiseur appliqué. Le film se déroule en 1996, soit exactement à l'époque de l'apogée commerciale de Luc Besson et des grosses comédies d'action dont le film s'inspire en partie. Un aveu du décalage profond avec ce qu'est le cinéma d'aujourd'hui ?

 

 

...HB...

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