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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Fred Cavayé signe un troisième polar, Mea Culpa, sur une idée d'Olivier Marchal et réunissant ses deux acteurs fétiches, Vincent Lindon et Gilles Lellouche. Un thriller à l'ancienne à la mise en scène efficace mais plombé par un scénario vraiment trop prévisible.

 

 

Affiche-Mea-Culpa.jpg


 

Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé. Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun. 

 

 

 

 


 

Fred Cavayé s'est fait connaître avec son premier long-métrage Pour elle (lire l'article du 14 décembre 2008), qui a d'ailleurs fait l'objet d'un remake américain. Deux ans plus tard, il livre A bout portant, dans le même esprit, et clôt aujourd'hui une trilogie sur la rédemption et la vengeance. Sur une idée d'Olivier Marchal (qui avait déjà participé à Pour elle), le réalisateur a retravaillé le scénario en appuyant sur son thème de prédilection, la rédemption d'un homme. Il réunit Vincent Lindon et Gilles Lellouche, héros de ses deux premiers films et compte bien proposer un spectacle d'action à l'américaine.

 

Mea Culpa repose sur un scénario simple : un homme dont un accident a détruit la vie (Vincent Lindon, parfait d'intériorité et de puissance) va devoir protéger son fils et reformer un duo avec son ancien coéquipier (Gilles Lellouche, toujours assez moyen) avec qui il partage un passé trouble et douloureux. Fred Cavayé continue de creuser le sillon du polar viril, parsemé de courses poursuites très réussies et de ses thèmes favoris : vengeance, rédemption, culpabilité. Sa mise en scène habile fait oublier les incohérences scénaristiques dans la première moitié du film. Les scènes d'action sont dignes des modèles américains, notamment l'impressionnante séquence du TGV. Là où le bât blesse, c'est quant à la construction du film. Les nombreux flashbacks viennent trop tôt et spoilent totalement le twist final, totalement convenu. Vincent Lindon est aussi à l'aise dans ce film de genre que dans des drames plus intimes qui ont fait son succès (Welcome, Quelques heures de printemps, Vendredi soir…). Malheureusement, les clichés viennent à bout d'un film dont on pouvait espérer mieux. La séquence finale est carrément ridicule et saborde le projet en laissant un goût de facilité trop prononcé.

 

 

...HB...

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