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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

 

Moby publie Innocents, son onzième album, qui marque un apaisement après une longue dépression et le retour aux sources des sonorités qui ont fait son succès. Un disque envoûtant mais sans grande surprise.

 

 

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Depuis son premier succès en 1991 (Go, sur un sample du thème de Twin Peaks), Moby a connu des hauts et des bas. Si les années 90 furent difficiles, avec les échecs successifs des pourtant désormais cultes Everything is wrong et Animal rights, le musicien inaugurait les années 2000 en vendant 10 millions d'exemplaires de son album Play. Les successeurs 18 (2002) et Hotel (2005) connurent de beaux succès, ainsi que son best of (2006) marqué par le tube Slipping away (Crier la vie) en duo avec Mylène Farmer.

 

 

 

 


En parallèle de ses nombreuses publications sous des pseudonymes et de sa collaboration avec Mylène Farmer sur une chanson (Looking for my name sur l'album Point de suture en 2008) puis la majorité des titres d'un album (Bleu noir en 2010), Moby a continué à publier des disques à l'accueil plus confidentiels : l'inégal Last night (2008), le chef-d'œuvre Wait for me (lire l'article du 6 juillet 2009) et le plus récent Destroyed (lire l'article du 17 mai 2011), réjouissant projet mais échec commercial cuisant. Après une dépression et des périodes alcooliques, l'artiste new-yorkais désormais installé à Los Angeles semble avoir pris un nouveau départ avec un nouvel album lumineux, Innocents.

 

 

 

 


 

Produit par Mark 'Spike' Stent (collaborateurs réguliers de Björk, Madonna, Massive Attack ou Goldfrapp), Innocents reste musicalement dans la veine de Play ou Destroyed, mais Moby a choisi de nombreuses collaborations avec des artistes underground qu'il aime : Cold Specks, Mark Lanegan, Skylar Grey ou Wayne Coyne des Flaming Lips…). Après une ouverture instrumentale typiquement "mobyienne", le disque distille des perles planantes et apaisées mêlant blues, pop et ambient, comme toujours. Parmi les meilleurs morceaux, notons A case for shame, l'onirique Almost home ou Going wrong. Les paroles sombres et les arrangements électro-blues de Don't love me font mouche, tout comme A long time, single potentiel qui pourrait séduire les programmateurs. Le disque s'achève sur une complainte fleuve de plus de neuf minutes, The Dogs, qui fait oublier quelques pistes plus anecdotiques. Innocents n'est pourtant pas au final le meilleur album de Moby, on lui préfèrera (bien sûr) Wait for me et même Destroyed. A 48 ans, Moby démontre néanmoins son talent sans cesse régénéré et son indispensable influence sur la scène électronique indépendante.

 

 

...HB...

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