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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Eric Judor est à l'affiche de Mohamed Dubois, le premier film d'Ernesto Ona. Comédie sur l'intégration et la tolérance entre les religions, le film s'avère assez drôle, grâce à l'abattage de ses acteurs, en dépit d'absurdités scénaristiques.

 

 

Affiche-Mohamed-Dubois.jpg

 

 

Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois a plutôt une tête à se prénommer... Mohamed. D'ailleurs ne serait-il pas plutôt le fils de Saïd, l'ex-prof de tennis de sa mère à Djerba ? Suite à une dispute avec son père, il décide de quitter le nid douillet du Vésinet. Il croise alors le chemin de Mustafa, qui lui présente sa sœur Sabrina dont Arnaud tombe immédiatement amoureux. Mais il réalise très vite que le seul moyen de la séduire est de lui laisser croire qu'il est un beur comme elle et qu'il s'appelle... Mohamed. Il s'installe alors dans la cité de Sabrina, où il fera tout pour s'intégrer.

 

 

 

 


 

Eric Judor commence à se faire un nom en solo. En tandem avec Ramzy Bedia, il a connu le succès, principalement télévisuel. En 2011, sa série Platane pour Canal Plus marquait un tournant. En 2012, il était un des personnages de Wrong, de son ami Quentin Dupieux. Cette année, il obtient son premier grand rôle en solo dans Mohamed Dubois, produit par Manuel Munz, à l'origine de La vérité si je mens de Thomas Gilou.

 

L'idée de départ est originale : Arnaud Dubois, fils unique d'un richissime banquier, découvre que son père a demandé un test de paternité. Le jeune homme est convaincu qu'on lui cache son adoption car il ne ressemble pas du tout à ses parents et se vante de ses (prétendues) origines maghrébines auprès de sa nourrice Djamila (incarnée par le géniale Biyouna). Il décide alors de renouer avec ses "racines" et de ne plus dépendre de ses parents. Le point de départ du film (faire de l'identité "blanche" un problème) prend le rebours du cliché habituel. Dès lors, dans la première demi-heure, le film multiplie les vannes les plus sulfureuses sur la culture arabe et musulmane avant que le soufflet ne retombe petit à petit au profit d'une romance prévisible (il s'éprend bien évidemment d'une "beurette"). Mohamed Dubois reste un divertissement agréable et la présence de Biyouna au générique est une raison en soi pour aller le voir.

 

 

...HB...

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