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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Projet ambitieux de film à sketches avec de nombreuses stars, My movie project est un OVNI à mi-chemin entre blague potache et satire sur les studios hollywoodiens. Inégal, le film oscille entre le meilleur de la comédie US et les pires ratages.

 

 

Affiche-My-movie-project.jpg


 

Un célèbre acteur d’Hollywood approche un grand studio de cinéma avec une idée de scénario qui, selon lui, a le potentiel de devenir le film le plus rentable au monde. Peter et Bobby Farrelly  ont décidé de s’atteler à une comédie dingue et bluffante réunissant le plus gros casting jamais rassemblé à ce jour…

 

 

 

 


 

My movie project a été éreinté par la critique et a connu un cuisant échec au box-office partout où il est sorti (y compris en France actuellement). Pourtant, l'idée de faire un film de ce type était réjouissante. Des stars hollywoodiennes (Kate Winslet, Halle Berry, Hugh Jackman, Richard Gere, Noami Watts, Dennis Quaid, Uma Thurman…) dans une série de courts-métrages dont le seul point commun est de faire voler en éclats le politiquement correct et de proposer un humour trash, dérangeant, décalé mais souvent vulgaire.

 

C'est le producteur des frères Farrelly (Mary à tout prix) qui est à l'origine de ce projet titanesque tourné sur plus de trois ans. Peter Farrelly (sans son frère) réalise d'ailleurs plusieurs segments de ce film hybride. Dennis Quaid incarne un scénariste aussi déjanté que fou dangereux (le producteur l'écoute sous la menace d'une arme) qui présente son projet de courts-métrages. Suivant ce dispositif, on découvre ainsi les propositions qui sont autant de courts sans véritable lien, si ce n'est de saper les fondations d'un puritanisme américain à coups de vannes pipi-caca et de situations embarrassantes.

 

My movie project s'attaque à la scolarité assurée par les parents (Homeschooled) où Noami Watts et Liev Schreiber éduque leur fils à la maison sans le priver des humiliations qu'il connaîtrait à l'extérieur. Ce court-métrage est d'ailleurs le plus dérangeant, mettant en scène l'inceste et la violence de l'adolescence. On aurait aimé en voir plus. Ce n'est pas le cas de certains segments plus faibles comme Superhero Speed Dating (avec Robin, Batman et autres) ou Happy Birthday (et son combat avec des nains). Les courts laissent aussi la place à de fausses pubs bienvenues pour Tampax ou le iBabe, un lecteur MP3 sous forme de femme nue et qui mutile le sexe des ados dans sa fente de ventilation.

 

Les meilleurs segments sont Homeschooled, le désopilant The Catch (Kate Winslet effarée en rencart avec Hugh Jackman sûr de lui malgré des testicules sous le menton), The Proposition (Anna Faris faisant part d'un fantasme scato), Beezel (un chat amoureux de son maître et donc jaloux de sa petite amie qui observe les ébats en se sodomisant avec un manche à balai) ou Truth or dare (version extrême avec Halle Berry et Stephen Merchant). Le pire et le meilleur se côtoient donc dans ce film hybride, qui aurait gagné à une production plus indépendante et à une construction plus malicieuse.

 

 

...HB...

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