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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Multi récompensé dans son pays d'origine, Oh Boy, le premier film de l'allemand Jan Ole Gerster, suit une journée mouvementée dans la vie d'un jeune berlinois. Des qualités attachantes plombées par une narration artificielle et une mise en scène un brin prétentieuse.

 

 

Affiche-Oh-Boy.jpg


 

Niko, Berlinois presque trentenaire, éternel étudiant et rêveur incorrigible, s’apprête à vivre les vingt-quatre heures les plus tumultueuses de son existence : sa copine se lasse de ses indécisions, son père lui coupe les vivres et un psychologue le déclare "émotionnellement instable". Si seulement Niko pouvait se réconforter avec une bonne tasse de café ! Mais là encore, le sort s'acharne contre lui...

 

 

 

 

 


Récompensé au festival d'Angers et lauréat de six trophées aux Lola (les César allemands), Oh Boy est la sensation germanique de l'été. Jan Ole Gerster, dont c'est le premier long-métrage, a débuté sa carrière comme réalisateur de pubs et de clips avant d'être l'assistant de Wolfgang Becker sur Goodbye Lenin ! S'inspirant en grande partie de sa propre vie, le jeune réalisateur suit Niko, un jeune berlinois, pendant 24 heures qui vont bouleverser son existence. Jusque-là, le jeune homme "réfléchit" et dépense l'argent que lui donne son père à qui il fait croire qu'il suit ses cours de droit depuis deux ans. Niko (Tom Schilling, pas mal) erre et traîne son vague-à-l'âme de rencontre en rencontre à la recherche, notamment, d'un café qui se refuse à lui.

 

Le réalisateur suit ce personnage charmant mais peu sympathique, gosse de riche qui se prend pour le héros de L'attrape-cœur de Salinger, dans les rue de Berlin et en noir et blanc. L'image rappelle la Nouvelle Vague française et les premières séquences du film sont plutôt réussies. Puis, petit à petit, le film tombe dans un système : des rencontres avec des personnages que l'on ne reverra plus et qui ne sont que le prétexte à des saynètes plus ou moins intéressantes. Le voisin dépressif, l'insupportable vendeuse de café bio, l'ex-grosse du collège devenue une jolie blonde, le copain comédien qui galère, le vieil homme ivre… les rencontres s'accumulent pour finalement s'annuler dans une confusion dont on se demande si le réalisateur a conscience. Oh Boy cherche à prendre un instantané de la vie d'un jeune berlinois en 2013 mais ne fait qu'accumuler les poncifs, malgré quelques séquences bien pensées. Mais la plus grande erreur est l'utilisation de la musique jazz, omniprésente, qui inonde le film et lui donne des airs de vidéo-clip vintage. On sort de là en ayant l'impression d'avoir vu un exercice réussi, un essai pas désagréable, mais sans âme ni point de vue.

 

 

...HB...

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