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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Artiste touche à tout, Arielle Dombasle réalise Opium, un long-métrage musical et inclassable inspiré de la vie et l'œuvre de Jean Cocteau. Un film inventif et original.

 

 

Affiche-Opium.jpg


 

Les amours contrariées de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, au début des années 20. La mort de Radiguet qui fait sombrer Cocteau dans l'opium. Un récit sous l'emprise de la drogue. Une narration dans l'esprit de Cocteau. Le tout est une comédie musicale.

 

 

 

 

 


A l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Jean Cocteau, Arielle Dombasle voulait rendre hommage à cet auteur qu'elle admire. Au départ, elle comptait chanter des textes de Cocteau mais elle a décidé de réaliser un film musical (65 minutes sur 78 sont en musique) autour de l'univers de cet artiste prolifique, auteur de scénarios, de poèmes, de pièces de théâtre et de romans. Arielle Dombasle n'en est pas à sa première réalisation. Elle revient toute fois à cette activité après une absence relativement longue (Chassé-croisé en 1981 et Les pyramides bleues en 1987, ainsi qu'un court-métrage en 2008).

 

Au tout début des années 20, Jean Cocteau, dans sa trentaine, rencontre le jeune Raymond Radiguet, 17 ans. Il est fasciné par son talent (Le diable au corps est l'unique roman publié de son vivant) et tout suppose qu'il devient son amant, même si aucune preuve n'existe. Arielle Dombasle s'est emparée de cette période de la vie de l'auteur pour construire son récit, axé autour de textes de Cocteau issus d'Opium, écrit pendant la désintoxication du poète, et de poèmes comme Œdipe Roi ou Plain Chant.

 

La réalisation délicieusement surréaliste et le choix ingénieux des textes font de cet Opium un film audacieux et singulier, mais on n'en entendait pas moins d'Arielle Dombasle, qui sait, depuis quelques décennies, se placer toujours là où on ne l'attend pas. On pense au Bel indifférent ou Orphée dans la relation entre Cocteau et Radiguet, et le maître, incarné par le trop rare Grégoire Colin, égérie du cinéma art et essai, statue magnifiquement : "Raymond, j'ai toujours su que tu m'étais prêté et qu'il faudrait te rendre très vite". Mort prématurément à l'âge de 20 ans, Radiguet laisse un Cocteau exsangue et prisonnier de son addiction à l'opium. Recréant l'entourage (souvent agaçant) du poète, Arielle Dombasle signe un hommage original et qui séduit, même dans ses maladresses.

 

 

...HB...

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