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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Première réalisation du scénariste Peter Landesman, Parkland retrace les heures et les quatre jours qui ont suivi l'assassinat du Kennedy. Une galerie de portraits gravitant autour de l'événement offre une vision intéressante -mais partiale- de l'Amérique de 1963.

 

 

Affiche-Parkland.jpg


 

22 novembre 1963, 12 h 38. C’est un patient peu ordinaire qui arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital de Dallas. Il s’agit du président John F. Kennedy, sur qui on vient de tirer alors qu’il traversait Dealey Plaza en limousine décapotée, acclamé par la foule. Tandis que la nouvelle se répand dans le monde, une page méconnue de l’histoire s’écrit dans cet hôpital qui n’était absolument pas préparé à affronter cet événement. Autour du corps, les questions et les émotions s’accumulent. La pression monte. Proches, anonymes, officiels, tous vont être confrontés à une prise de conscience et à des décisions qui changeront leur vie à jamais…

 

 

 

 


 

L'assassinat de Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963 est un des événements les plus marquants de l'histoire américaine. A l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort du plus célèbre président américain du XXème siècle, Peter Landesman a décidé de porter son attention sur les heures et les quelques jours qui ont suivi l'assassinat, ne montrant jamais directement les images célèbres de la limousine ensanglantée. Il a adapté le livre Four days in November : the assassination of John F. Kennedy de Vincent Bugliosi. S'intéressant aux personnes touchées par cette mort de manière collatérale, le réalisateur apporte un éclairage original sur l'événement, même si rien de nouveau ne transparaît.

 

S'appuyant sur un mélange avec de nombreuses archives, le réalisateur expédie l'arrivée de Kennedy à Dallas et son assassinat en quelques minutes. L'hôpital Parkland devient rapidement le centre du film, là où une équipe de médecins bouleversés (un peu trop sûrement pour que ce soit totalement crédible) tenteront en vain de ramener le président à la vie. Zac Efron, qui se rachète une image trop lisse après le très commenté Paperboy de Lee Daniels, campe un interne qui voit là son premier cas sérieux. Et quel cas. 24 heures plus tard, c'est dans le même bloc opératoire que mourra Lee Harvey Oswald, le tireur présumé, avec beaucoup moins d'émotion, un médecin observant même un improbable "voulons-nous le sauver ?" C'est la faiblesse du film : trop d'idolâtrie kennedienne. Mais le président reste, 50 ans plus tard, une figure essentielle de l'histoire américaine.

 

Outre le tailleur rose de Jackie, la personnalité trouble de Oswald et la terreur du vice-président Johnson, on se concentre sur Abraham Zapruder, un tailleur qui, seul, filma de près et en intégralité l'assassinat. Traumatisé à vie, il ne touchera plus jamais une caméra de son existence. La mise en scène agréable et le soin apporté aux seconds rôles font de Parkland un témoignage intéressant du traumatisme profond, comparable peut-être, à l'époque, à celui du 11 septembre, vécu par les autorités devant un échec des protocoles de sécurité aussi flagrant.

 

 

...HB...

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