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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Paul W.S. Anderson livre son Pompéi, entre péplum et film catastrophe, avec une pléiade de stars de la télévision. Les effets spéciaux moyens cachent le manque d'inspiration de ce film qui hésite entre bluette, catastrophe naturelle et violence vengeresse.

 

 

Affiche-Pompei.jpg


 

En l’an 79, la ville de Pompéi vit sa période la plus faste à l’abri du mont Vésuve. Milo, esclave d’un puissant marchand, rêve du jour où il pourra racheter sa liberté et épouser la fille de son maître. Or celui-ci, criblé de dettes a déjà promis sa fille à un sénateur romain en guise de remboursement… Manipulé puis trahi, Milo se retrouve à risquer sa vie comme gladiateur et va tout tenter pour retrouver sa bien-aimée. Au même moment, d’étranges fumées noires s’élèvent du Vésuve dans l’indifférence générale… Dans quelques heures la ville va être le théâtre d’une des plus grandes catastrophes naturelles de tous les temps.

 

 

 

 


 

Le projet d'un film autour de la catastrophe de Pompéi ne date pas d'hier. Roman Polanski s'y est intéressé au début des années 2000 mais a dû abandonner, faute de budget. C'est Paul W.S. Anderson qui a récupéré le projet, avec un scénario totalement différent. Le réalisateur nous a habitués depuis vingt ans à des films de seconde zone (au moins) tels que Mortal Kombat, Resident Evil (le premier est efficace, reconnaissons-le) ou sa calamiteuse version des Trois Mousquetaires. Anderson s'attaque donc à Pompéi avec un casting principalement issu de séries à succès, des sexy Kit Harington (Game of Thrones) ou Adewale Akinnuoye-Agbaje (Lost) au culte Kiefer "Jack Bauer" Sutherland (24h chrono) en passant par Jared Harris (Mad Men). On retrouve également Emily Browning qui fait le grand écart entre productions populaires (Sucker Punch) et films plus auteurs (Sleeping Beauty).

 

Le film de Paul W.S. Anderson se divise aisément en deux parties. La première moitié est un péplum inspiré des films de gladiateurs (avec une esthétique crypto-gay) plutôt réussi, malgré une caricature historique et quelques raccourcis. Quand le volcan se réveille, Pompéi bascule dans le film catastrophe, façon Titanic (inspiration affichée du réalisateur), version cheap bien sûr. Par exemple, le tsunami provoqué par le tremblement de terre et l'éruption dévaste tout avant d'être arrêté par… les remparts de la ville ! C'est cette section du film qu'Anderson réussit beaucoup moins bien : des dialogues ridicules, des effets spéciaux pas très convaincants et une séquence finale d'un grotesque pas vu depuis longtemps. Alors, bien sûr, on ne s'attendait pas à un chef-d'œuvre en allant voir ce film, mais le divertissement promis n'est pas pleinement satisfaisant. En dépit d'un plaisir coupable dans la première moitié de film, on ressort de la salle avec le sentiment d'un film que l'on aura aussi vite oublié.

 

 

...HB...

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