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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Diane Kurys replonge dans son histoire familiale avec son nouveau film Pour une femme. Mélanie Thierry, Benoît Magimel et Nicolas Duvauchelle incarnent le trio amoureux dans un mélo autobiographique inégal.

 

 

Affiche-Pour-une-femme.jpg


 

A la mort de sa mère, Anne fait une découverte qui la bouleverse : une photo ancienne va semer le doute sur ses origines et lui faire découvrir l'existence d'un oncle mystérieux que ses parents ont accueilli après la guerre. En levant le voile sur un secret de famille, la jeune femme va comprendre que sa mère a connu un grand amour, aussi fulgurant qu'éphémère…

 

 

 

 


 

Dès son premier film, Diabolo Menthe, en 1977, Diane Kurys a commencé à interroger sa propre histoire familiale et sa fascination pour sa mère. Après l'adolescence (Diabolo Menthe) et l'enfance (Coup de foudre, en 1983), la réalisatrice revient sur l'histoire de ses parents. La genèse de Pour une femme est liée à la découverte de souvenirs de famille enfouis, de photos cachées et de secrets. Dès le générique, dans lequel on entend le thème de Diabolo Menthe interprété par Yves Simon, des photos de famille défilent, avec les acteurs du film mais aussi les anciennes incarnations de sa mère et de ses proches (Isabelle Huppert, Miou-Miou et Guy Marchand, Nathalie Baye…).

 

Pour une femme s'inscrit dans la tradition du mélodrame familial, sur fond de contexte histoire tendu. Nous sommes à peine quelques années après la fin de la Guerre et le traumatisme est toujours là (les parents, Michel et Lena, sont juifs et attendent la naturalisation française). Diane Kurys installe néanmoins un climat d'enthousiasme, celui des gens qui ont vécu le pire. Michel (Benoît Magimel, très bien) et Léna (Mélanie Thierry, excellente de retenue et de sensualité) s'aiment et la famille s'agrandit. L'arrivée de Jean (Nicolas Duvauchelle), le frère que Michel pensait mort et dont il ignore comment il a pu quitter l'URSS de Staline, va bouleverser cet équilibre.

 

Diane Kurys réussit parfaitement à décrire la tension sexuelle entre Lena et son beau-frère, tout comme l'amour inconditionnel de Michel pour sa femme, par-delà les épreuves. L'aspect mélodramatique du film est convaincant avec une mise en scène ultra-classique mais élégante et efficace. En revanche, le contexte politico-historique semble gêner la réalisatrice qui ne parvient pas rendre crédible la mission de Jean et ses camarades. Dans ce film autobiographique, Diane Kurys revient surtout sur le mystère autour de sa conception et filme une nouvelle déclaration d'amour à sa mère.

 

 

...HB...

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