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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Revenu des productions hollywoodiennes, David Gordon Green signe Prince of Texas, un face à face entre deux hommes, Paul Rudd et Emile Hirsch, en pleine forêt dévastée par les incendies. De bons moments, un format charmant mais le film s'avère tout de même un peu trop anecdotique.

 

Affiche-Prince-of-Texas.jpg

 

Eté 1988, Texas. Alvin et Lance travaillent ensemble sur le marquage d’une route endommagée par un feu de forêt. Tandis que l’un profite des joies de la nature et des grands espaces, l’autre ne pense qu’aux fêtes et aux filles…

 

 

 

 


 

Après trois grosses productions pour des studios (Délire express, Votre Majesté et Baby-sitter malgré lui), le réalisateur David Gordon Green revient à une volonté d'épure pour offrir un face à face entre un homme, Alvin (Paul Rudd), moustache et salopette, ouvrier lettré, et son jeune beau-frère, Lance (Emile Hirsch, le héros de Into the wild), fougueux et obsédé par la fête et le sexe. Ensemble, seuls, ils travaillent à la réhabilitation d'une route du Texas, dévastée par les effroyables incendies de 1987. Le réalisateur propose un buddy movie minimaliste, une escapade aux accents d'ode à la nature ("La nature, ça me fait bander" signalera Lance).

 

David Gordon Green, qui n'a cessé de tourner autour de l'écurie Apatow, employant ici la muse Paul Rudd dans un (presque) contre-emploi, dresse le portrait d'un homme amoureux de la nature, entre pêche et rêveries solitaires oscillant entre Rousseau et Thoreau, qui lit et écrit des lettres d'amour romanesques à sa femme quand il ne peint pas des bandes jaunes sur l'asphalte, filmée de très près (les plans les plus inventifs du film). Le réalisateur se prend un peu pour Terrence Malick quand il filme la nature brute du Texas, moins virtuose tout de même et utilisant des rengaines folk plus que de raison. Seuls deux personnages viendront troubler cette solitude plus ou moins choisie : un vieux chauffeur alcoolique et une femme qui cherche ses souvenirs dans les cendres de sa maison détruite par les flammes (la plus belle scène du film). Si les personnages sont bien caractérisés, le film peine à susciter l'intérêt pendant 1h30, malgré le talent de ses deux interprètes.

 

 

...HB...

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