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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Bernard Sasia, le monteur de Robert Guédiguian, offre sa vision ludique du cinéma de son ami dans son film Robert sans Robert. Un portrait en creux du cinéaste et une déclaration d'amour au montage cinématographique.

 

 

Affiche Robert sans Robert

 

 

30 années, 17 films ensemble... Bernard Sasia, chef monteur, emprunte à Robert Guédiguian ses personnages et ses images, démonte ce qu'il a monté pour le remonter et, sans Robert, nous raconte Robert, le montage, la création dans l'ombre, l'amour du cinéma. Par la magie du montage, Ascaride, Darroussin, Meylan deviennent les héros du monteur. Ils se donnent la réplique par-delà les films et le temps. Marseille et le cinéma de Guédiguian sont les décors de l'aventure d'une tribu de cinéma, d'une aventure humaine.

 

 

 

 


 

Robert Guédiguian a réalisé 17 films en un peu plus de trente ans. Mais c'est depuis Marius et Jeannette (1997) que le grand public l'a découvert et adopté. Compagnon de la première heure, Bernard Sasia est devenu son chef monteur attitré en 1985 et a voulu "démonter et remonter" les images de son ami pour mieux parler de son cinéma. Avec la collaboration de Clémentine Yelnik, auteur de théâtre principalement et qui signe ici les textes que le monteur dit en voix off, Bernard Sasia a revisité la filmographie de Guédiguian pour souligner la constance de l'œuvre du cinéaste et dresser un portrait de sa tribu (Ascaride, Darroussin, Meylan…).

 

Composé uniquement d'images de films de Guédiguian, Robert sans Robert s'ouvre quasiment sur le tout premier plan de Dernier été (1981) et le dernier plan des Neiges du Kilimandjaro (2011 - lire la critique), son dernier film en date. Depuis les débuts, Robert Guédiguian s'est créé une famille de cinéma. Il travaille presque toujours avec les mêmes acteurs et techniciens chefs de poste. Ici, se donnent la réplique d'un film à l'autre, sa compagne et muse Ariane Ascaride, son ami d'enfance Gérard Meylan, son double de cinéma Jean-Pierre Darrousin, mais aussi les récurrents Jacques Boudet ou Pascale Roberts.

 

Bernard Sasia propose, en outre, un exercice de montage extrêmement ludique, qui a le mérite de donner à voir au grand public ce métier méconnu et qui rend hommage à une fonction essentielle de la construction cinématographique. On s'aperçoit de la cohérence de l'œuvre de Guédiguian, dans ses thèmes, ses convictions, sa démarche et ses choix de mise en scène. Robert sans Robert donne envie de revoir tous les films de Guédiguian, en tête desquels Marie-Jo et ses deux amours, Le voyage en Arménie, Les neiges du Kilimandjaro, Marius et Jeannette, Dernier été ou A l'attaque.

 

 

...HB...

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