Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Cinéaste sud-coréen reconnu, Park Chan-wook réalise son premier film aux USA, Stoker, avec Mia Wasikowska, Matthew Goode et Nicole Kidman. Une mise en scène soignée pour un résultat intéressant mais un peu trop lisse.

 

 

Affiche-Stoker.jpg


 

Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

 

 

 

 


 

Park Chan-wook s'est fait connaître au début des années 2000 avec Sympathy for Mister Vengeance, puis en 2004, en obtenant le Grand Prix à Cannes avec son chef-d'œuvre Old Boy. Il clôture cette trilogie sur la vengeance avec Lady Vengeance. Après un Prix du Jury à Cannes en 2009 avec Thirst (lire l'article du 19 octobre 2009), le cinéaste sud-coréen a pris son temps. C'est à Hollywood qu'il revient, avec Stoker, son premier film américain et en anglais. Si le scénario (signé Wentworth Miller, l'acteur de Prison Break) est assez convenu, c'est du côté de la mise en scène que l'on attendait Park Chan-wook. Le maître sud-coréen fait preuve d'un style, même s'il a dû abandonner son goût pour les plans-séquences et les mouvements de caméra complexes, à cause de contraintes de production très hollywoodiennes… Après son chef opérateur attitré (Chung-hoon Chung), il revendique l'influence de Cronenberg, Hitchcock et De Palma.

 

Stoker nous plonge dans l'atmosphère glacée de la famille du même nom alors que le père de famille vient de mourir en voiture. Apparaît alors un frère de la victime, un oncle oublié incarné par un Matthew Goode ambigu à souhait. Très rapidement, il s'installe et séduit la mère (Nicole Kidman, qui semble totalement figée et absente), avant de faire tomber la jeune fille India (Mia Wasikowska) sous son emprise. L'univers du film est à la fois gothique, étrange et complexe. India est un personnage de conte (l'obsession des chaussures rappelle Cendrillon) mais un personnage dévié. Petit à petit, Park Chan-wook revient à ses thèmes de prédilection : les secrets de famille, l'inceste, la violence extrême… Mais l'ensemble reste assez sage si l'on pense à ses productions passées. Et le style baroque et les effets en cascade (trop présents ici) typiques du réalisateur finissent par devenir une sorte de tic, presqu'agaçant. Stoker aurait pu être en bon film, mais demeure prisonnier d'une mise en scène qui peine à n'être autre chose que de la pure forme.

 

 

...HB...

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog