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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

 

Après une longue absence, le groupe écossais Texas est de retour avec un huitième album, The conversation, disponible depuis le mois de mai. Ecriture efficace, production resserrée et toujours la voix magique de Sharleen Spiteri font de ce disque de belles retrouvailles inattendues.

 

 

Texas-The-conversation.jpg


 

Texas est l'un des groupes phares des années 90. Révélée par I don't want a lover en 1989, la formation publie dans la foulée un premier album, Southside, qui rencontre un grand succès en Europe. Les deux disques suivants (Mother's Heaven en 1991 et Ricks Road en 1993) soulèvent moins les charts. En 1997, Texas fait un retour triomphal avec White on blonde qui contient des tubes à foison : Say what you want, Halo, Black-eyed boy ou Put your arms around me. Deux ans plus tard, nouveau triomphe avec The Hush et les classiques In our lifetime ou Summer son.

 

 

 

 


 

Au sommet de sa gloire, en 2000, Texas écoule plus de 5 millions d'exemplaires de son Greatest Hits qui regroupe les tubes avec des inédits qui cartonnent : In demand et Inner smile, et même une adaptation de Je t'aime… moi non plus qui devient Guitar song. Les choses se compliquent en 2003 avec l'album Careful what you wish for, plus soul, qui connaît l'échec malgré un excellent premier single (Carnival Girl). En 2005, Red Book passe totalement inaperçu et le groupe se met en pause. Entre temps, Sharleen Spiteri publie deux albums solos, Melody et The Movie Songbook, au succès mitigé. Quant au guitariste, Ally McErlaine, il connaît de graves problèmes de santé. Au printemps 2013, Texas, reformé, publie un nouveau titre, The conversation, prélude à l'album du même nom.

 

 

 

 


 

Efficace en diable, The conversation donne la couleur de ce retour : finis les synthés et les échappées R'n'B, mais des guitares, de la pop, des mélodies entêtantes et une production simple, les chansons durant en moyenne 3 minutes chacune. Reste à savoir si le public est toujours intéressé. En 2012, deux autres groupes emblématiques des années 90, The Cranberries et No Doubt, ont échoué à séduire le public, indifférent aux nouvelles productions de formations appartenant au passé.

 

Après une ouverture tubesque, le disque offre des perles pop comme Dry your eyes ou le très rétro If this isn't real, qui rappelle les productions sixties mais avec des guitares plus lourdes. Deuxième single prévu, Detroit City semble être le tube imparable de l'album, dans la veine de Summer son ou Black-eyed boy. Talk about love et Hid from the light se placent dans cette lignée aussi. Avec ces titres, le groupe prouve qu'il en a encore sous le capot. Le disque est court, ramassé et porté par une énergie nouvelle, moins démonstrative de sa puissance. Avec l'aide de Richard Hawley, qui participe à la composition de la moitié des morceaux, Texas allie l'efficacité pop et les ambiances folk défendues par Sharleen Spiteri dans ses projets solos. Le slow country I will always en est l'illustration criante, tout comme Maybe I, qui pourraient provenir des tiroirs d'Elvis Presley ou Johnny Cash. Après un très rock'n'roll Big World, le disque s'achève sur une ballade folk, I need time. Texas s'aventure plus vers l'Americana que vers les productions actuelles, mais c'est pour mieux retrouver ses fondamentaux, époque I don't want a lover. L'accueil critique et commercial semble plutôt positif pour le moment, laissant présager une seconde vie à la carrière d'un groupe culte.

 

 

...HB...

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