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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Barry Levinson signe The Bay, un faux documentaire horrifique écolo. Sur le constat d'une zone sinistrée, le réalisateur utilise le procédé du found footage pour un film décevant.

 

 

Affiche-The-Bay.jpg 

 


Dans la baie du Maryland, une bactérie non identifiée contamine le lac et ceux qui s’en approchent…

 

 

 

 


 

Suite à une commande pour un film sur la détérioration de la flore sous-marine de la baie de Chesapeake, dans le Maryland, Barry Levinson a décidé de réaliser une fiction plutôt qu'un documentaire pour alerter le grand public sur le désastre écologique. Le cinéaste est connu pour des productions hollywoodiennes plus classiques comme Good Morning Vietnam (1987), Rain Man (1988) ou Des hommes d'influence (1997). Pour The Bay, il a opté pour le style found footage, dont Le projet Blair Witch ou le récent Chronicle sont des succès bien connus. Pas moins de 21 supports numériques (caméra de surveillance, iPhone, caméra de télévision, webcam…) ont été utilisés pour tourner les images soi-disant trouvées par les autorités.

 

La baie de Chesapeake, à Claridge, Maryland, dans l'Est des Etats-Unis, est réellement une zone maritime "morte" à 40% à  cause de déchets industriels notamment. Le film est politique dans le sens où il dénonce les errances d'un gouvernement qui n'arrête pas les grandes industries et sous-estime les risques écologiques de telles pratiques. Un jour de fête nationale, des humains sont "attaqués" par des isopodes, un parasite réel qui se nourrit de la langue des poissons en les dévorant de l'intérieur. Pour la fiction, suite à des déchets déversés dans l'eau, les isopodes grandissent 60 fois plus vite et atteignent des tailles de près d'un mètre, capable de dévorer les humains de l'intérieur. Si l'intention est louable, le film souffre de son double statut horrifique et documentaire. The Bay ne fait pas vraiment peur et dénonce une réalité certes terrifiante mais dont la narration éclatée ne tire jamais vraiment trop la sonnette d'alarme. On ressort avec l'idée que le désastre écologique est en marche (ce que l'on sait déjà) mais que Barry Levinson n'a pas su quoi en faire.

 

 

...HB...

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