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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Sélectionné au 67ème Festival de Cannes, Tommy Lee Jones a présenté sa nouvelle réalisation, The Homesman, un western. Des paysages somptueux et de belles idées de mise en scène, mais un film qui reste trop en surface.

 

 

Affiche-The-Homesman.jpg

 

 

En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska. Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de George Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente.  Ils décident de s'associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière.

 

 

 

 


 

Couronné à Cannes en 2005 d'un Prix d'interprétation et d'un Prix du scénario (pour Trois Enterrements), Tommy Lee Jones a gagné ses galons de réalisateur. Neuf ans plus tard, il est revenu en compétition (dont il est, cette fois, reparti bredouille) avec The Homesman, adaptation du roman éponyme (Le Chariot des Damnés dans sa traduction française de 1992) de Glendon Swarthout, paru en 1988. Après avoir filé entre de nombreuses mains hollywoodiennes, c'est Tommy Lee Jones qui s'est chargé de mettre en scène l'ultime récit du célèbre auteur américain.

 

Comme tout bon western, The Homesman joue avec l'histoire des Etats-Unis, entre socles du mythe fondateur et entreprise en ébranlant les bases. La Conquête de l'Ouest est retranscrite avec l'âpreté nécessaire et un regard plus distancié qu'à l'accoutumée : une ultra-religiosité (qui rend fou certains sujets, dont les trois femmes ayant subi divers traumatismes), des paysages désertiques à perte de vue à la fois magnifiques et dangereux.  Au cœur de ce décor, un homme (Tommy Lee Jones en vieux cowboy cabot et roublard) et une femme (Hilary Swank, femme forte à la recherche désespérée d'un mari) font un convoi exceptionnel : ramener trois femmes folles dans une église pour qu'elles soient prises en charge par leurs familles.

 

Si la mise en scène est élégante et bien pensée, le film ne semble pas vouloir répondre à des questions pourtant fondamentales. On voudrait en savoir plus sur ce tandem improbable, qui finira, bien sûr, par se rapprocher. De la même manière, le point de vue sur les femmes est ambigu. Hilary Swank incarne une femme "moderne" (avant l'heure) mais les trois folles sembleraient conforter une pensée répandue au XIXème, à savoir l'hystérie typiquement féminine et incurable. Aux trois quarts du film, un coup de théâtre (réellement inattendu) saisit le spectateur, qui commençait à s'impatienter devant le peu d'avancée de l'action. La dernière partie, finalement la plus intéressante, aurait gagné à intervenir plus tôt.

 

 

...HB...

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