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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Johnny Depp est à l'affiche de la première réalisation du directeur photo Wally Pfister, Transcendance. Une histoire d'amour sur fond de science-fiction qui convainc à moitié, par manque de rythme.

 

 

affiche-Transcendance.jpg


 

Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?

 

 

 

 


 

Johnny Depp, acteur caméléon, est sans fard dans le premier film de Wally Pfister, directeur de la photo attitré de Christopher Nolan (The Dark Knight, Inception…). Depp incarne, aux côtés de Rebecca Hall, le professeur Caster, un scientifique ayant mis au point un ordinateur d'un nouveau genre, une intelligence artificielle capable de réfléchir de manière autonome. Dès le premier quart d'heure, le grand professeur est victime d'un attentat et, pour faire survivre son cerveau, son épouse décide de le "transcender", de l'implanter dans la machine. L'idée, à défaut d'être originale, est intéressante. Et Rebecca Hall est excellente, aveuglée par l'amour et terrifiée quand elle comprend ce qu'elle a créé.

 

Wally Pfister évoque, à son tour, les dangers d'une trop grande confiance accordée à la technologie reine, posant la question habituelle de la relation entre l'homme et la machine et s'interrogeant sur la récupération d'innovations à des fins douteuses. Le film ne livre pas vraiment d'idées nouvelles sur le débat, resservant globalement les éternelles théories du complot et les poncifs sur le détournement d'inventions scientifiques. Transcendance se révèle finalement plus intéressant quand il aborde la relation amoureuse entre les personnages de Johnny Depp et Rebecca Hall. Jusqu'où peut-on aller par amour, pour garder ne serait-ce que l'illusion de la présence de l'autre ? C'est la première moitié, plutôt bien ficelée. La seconde est plus bancale, avec la création d'une véritable armée par le professeur Caster (ou ce qu'il en reste). Le problème est que le film ne choisit jamais vraiment entre pure évocation mentale et de vraies scènes d'action. Résultat, la "philosophie" du film semble un peu balourde et les scènes d'action sont bien molles, en dépit de très jolis effets d'élévation de particules rappelant le travail vidéo de Bill Viola. Wally Pfister tombe dans le piège qui guette les directeurs photo passant à la réalisation : de belles images mais pas assez de mise en scène.

 

 

...HB...

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