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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Benoît Cohen poursuit son exploration de l'enfance et de la famille avec Tu seras un homme, son nouveau film sensible, subtil et attachant, en dépit de quelques faiblesses techniques.

 

 

Affiche-Tu-seras-un-homme.jpg


 

Léo a dix ans. C'est un poète solitaire qui semble avoir quitté trop tôt la légèreté de l'enfance pour se réfugier dans la lecture. Sa rencontre avec Théo, 20 ans, jeune adulte insouciant, l'oblige à sortir de sa coquille. En devenant meilleurs amis malgré leur différence d'âge, tous deux vont s'aider à grandir. Mais cette amitié n'est pas au goût de tout le monde et le père de l'enfant décide d'y mettre un terme. Alors Théo entraine Léo pour une escapade au bord de la mer, au risque de ne plus contrôler la situation... 

 

 

 

 


 

Benoît Cohen a connu un succès public au cinéma en 2003 avec Nos enfants chéris, film décliné plus tard en série télévisée. Le cinéaste continue à mettre en scène ses proches dans des films à l'esprit familial et souvent autobiographiques. C'est le cas de Tu seras un homme, écrit avec sa compagne et actrice Eléonore Pourriat, qui jour le rôle de la mère aux côtés de leur fils (Aurélio Cohen) et de son ancien baby-sitter qui campe la même position dans la fiction (Jules Sagot, très bien pour se premiers pas au cinéma). Le père est incarné par Grégoire Monsaingeon, acteur de théâtre qui trouve lui aussi son premier rôle sur grand écran.

 

Tu seras un homme reprend des thèmes chers au réalisateur : la famille, les enfants, l'amitié. Ce film familial est réussi parce qu'il ne prétend pas être autre chose que ce qu'il est, un petit film fait de bouts de ficelles mais très subtil dans le registre de l'émotion et de la vérité des relations. Ce sont des choses très ténues qui touchent car tout est écrit très sensiblement, très finement, au mépris de la vraisemblance parfois, mais peu importe, une certaine poésie se dégage de l'univers de Benoît Cohen. Tu seras un homme est un joli portrait de la famille, dans ce qu'elle peut avoir de castrateur quand certains de ses membres sont aux prises avec des angoisses réelles. A cet égard, l'évolution des personnages du père et de la mère de Léo sont remarquables. Le film souffre toutefois de faiblesses techniques, comme le travail insuffisant sur le son, qui empêche certaines scènes de fonctionner, notamment celles au bord de la mer, où le mixage quasiment absent ne permet pas d'entendre la mer et de donner du souffle aux séquences. Mis à part ces défauts, le film se regarde comme un essai fragile et loufoque, aussi souvent drôle qu'émouvant.

 

 

...HB...

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