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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Pour son premier long-métrage, Hélier Cisterne filme un groupe d'adolescents unis par la passion du graff. Vandal est un joli portrait de l'adolescence, mais souvent en surface, qui réussit surtout ses (nombreuses) scènes de graffiti.

 

 

Affiche-Vandal.jpg


 

Chérif, 15 ans, est un adolescent rebelle et solitaire. Dépassée, sa mère décide de le placer chez son oncle et sa tante à Strasbourg, où il doit reprendre son CAP maçonnerie. C’est sa dernière chance. Très vite, dans cette nouvelle vie, Chérif étouffe. Mais toutes les nuits, des graffeurs œuvrent sur les murs de la ville. Un nouveau monde s’offre à lui...

 

 

 

 


 

Hélier Cisterne a acquis une solide réputation dans le métier durant la dernière décennie avec ses courts-métrages, dont Les paradis perdus (2008), Prix Jean Vigo et nommé au César dans la catégorie court-métrage. Pour son premier long, il a fait appel à quelques acteurs bien connus (Marina Foïs, Ramzy Bédia, Jean-Marc Barr) pour jouer les adultes et à des acteurs débutants pour les ados (mis à part Emile Berling, déjà à l'affiche de plusieurs films). Comme pour ses courts-métrages, le réalisateur voulait traiter de l'adolescence, "l’expérience étrange et insolite de cet âge écartelé entre les univers familiaux, amicaux et amoureux que l’on sait être les espaces de toutes les confrontations."

 

Zinedine Benchenine, jeune acteur à suivre, incarne donc Chérif, un ado "difficile" que sa mère envoie chez son oncle (Jean-Marc Barr, excellent dans la sévérité protectrice) parce qu'elle redoute sa mauvaise influence sur son petit frère. A 15 ans, l'ado "emprunte" des voitures et prend le chemin d'une petite délinquance. Aux côtés de son oncle et de son père, il va entreprendre, sans conviction, un stage dans la maçonnerie. Mais la nuit, c'est avec son cousin Thomas qu'il part dans les rues et découvre l'univers des graffeurs. Le réalisateur précise avoir voulu mettre en scène "la figure du graffeur qui, comme un super-héros, hante la ville sous un nom d’emprunt et agit souvent masqué pour ne pas être identifié."

 

Les scènes de graff sont d'ailleurs les plus réussies, quand les jeunes déboulent comme des ombres sur un mur pour le recouvrir de leurs signatures et disparaissent instantanément à la moindre présence extérieure. Au-delà de ses scènes, qui portent visiblement tout l'intérêt du réalisateur, le film décrit, plus ou moins habilement, les affres de l'adolescence : les premières amours, les questions sur l'avenir, le rapport à l'autorité… Dans la plus belle scène, Chérif et Thomas hurlent, au petit matin, leur révolte sur les toits de la ville. "Je tenais à cette dimension romanesque et lyrique propre à l’adolescence" déclare Hélier Cisterne. En effet, il perçoit parfaitement l'esprit adolescent, à défaut de proposer un film totalement cohérent.

 

 

...HB...

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