Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Marc Forster met en scène Brad Pitt dans un film de zombie apocalyptique, World War Z, annonciateur d'une trilogie. Un blockbuster efficace et plutôt étonnant.

 

 

Affiche-World-War-Z.jpg

 


Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos. Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation…

 

 

 

 

 

Marc Forster est un réalisateur éclectique. Après le joli Les cerfs-volants de Kaboul, le poétique Neverland, il est passé aux commandes d'un James Bond moyen (Quantum of solace) pour finalement signer aujourd'hui un blockbuster horrifique et politique. World War Z est l'adaptation d'un roman de Max Brooks (le fils de Mel). Acteur et coproducteur, Brad Pitt s'est beaucoup impliqué dans ce projet, pas si simpliste.

 

Le film-catastrophe est un genre typiquement hollywoodien, portant souvent le message d'un patriotisme américain et même la promotion de son mode de vie. Ici, les passages obligés sont bien présents : un homme -presque- ordinaire (ancien enquêteur de l'ONU tout de même) va devenir un héros malgré lui et sauver l'humanité. Les premières minutes du film reprennent carrément tous les clichés. Dans une villa cossue de banlieue aisée, une famille américaine modèle (mariés, deux enfants adorables) se réveille. Saut des enfants sur le lit pour faire lever les parents, petit déjeuner familial aux pancakes, tout est là.

 

World War Z sait faire preuve d'une économie d'effets, n'abusant pas des scènes horrifiques (assez rares finalement, mais efficaces) pour se pencher sur la panique mondiale provoquée par une crise sanitaire planétaire. Le film s'aventure sur le terrain politique en restant prudent et fidèle aux idéaux américains : la Corée du Nord est envisagée comme le point de départ de l'épidémie, Israël construit un nouveau mur pour empêcher les zombies de passer (ce qui donne la séquence la plus impressionnante du film) et les USA sauvent le "personnel utile". Au cœur de cette entreprise formatée, les acteurs évoluent dans une mise en scène qui va étonnamment vers une certaine simplicité, pour même atteindre une forme d'épure pour les séquences dans les locaux de l'OMS, la meilleure partie du film. Malgré les écueils de l'entreprise de promotion du mode de vie américain, World War Z se révèle être un divertissement très plaisant, annonçant une trilogie qui ne manque pas de mordant.

 

 

...HB...

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog