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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Jake Paltrow signe Young ones, un western d'anticipation atypique. Michael Shannon et Nicholas Hoult portent ce film brillamment mis en scène mais qui manque un peu d'ampleur.

 

 

Affiche-Young-ones.jpg


 

Dans un futur proche, l'eau est devenue rare, suscitant convoitise et violence. Dans ce climat hostile, Ernest Holm veille sur sa ferme, son fils Jerome et sa fille Mary, et nourrit l'espoir de rendre ses terres à nouveau fertiles. Tout comme Flem Lever, qui fréquente Mary en secret et n'a qu'une idée en tête : s’emparer des terres d'Ernest quel qu’en soit le prix.

 

 

 

 


 

Frère de Gwyneth, Jake Paltrow a déjà réalisé des épisodes de la série New York Police d'Etat avant de passer au cinéma avec un premier long-métrage, The Good Night (2007, inédit en France). Avec Young ones, il change de style mais garde son goût pour la science-fiction, ou plutôt ici l'anticipation. On ne sait pas exactement où se situe l'action, ni même quand ("dans un futur proche" nous indique-t-on), mais l'eau est devenue une denrée très rare et très précieuse. Une situation qui pourrait bien se révéler d'actualité dans un futur, hélas, trop proche de nous.

 

Le film est découpé en trois chapitres, pour trois points de vue, ceux des trois hommes de l'intrigue : Ernest Holm (Michael Shannon, toujours magnétique), son fils Jerome (Kodi Smit-McPhee, révélation sidérante et déjà repéré dans Le Congrès d'Ari Folman) et Flem Lever (Nicholas Hoult). Les thèmes prédominants sont la violence, "la dimension primitive de la survie" (selon le réalisateur) et la quête éperdue de solutions pour re-fertiliser les terres et acheminer l'eau. Mais Young ones est aussi construit comme une tragédie, avec son lot de rebondissements et de vengeances, que ce soit une rivalité de clans ou pour les beaux yeux de Mary (Elle Fanning), la fille d'Ernest Holm follement éprise de l'ennemi Flem Lever. La mise en scène est aussi brillante que la très belle photographie (signée Giles Nuttgens, directeur photo de The Grand Budapest Hotel et My name is Hallam Foe) mais le film ne parvient jamais à décoller véritablement, prisonnier d'un carcan répondant à tous les codes du cinéma indé américain.

 

 

...HB...

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